Dans l’automobile, le 100% « made in USA » n’existe pas
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Le Ford F150 est un des pickups les plus populaires aux Etats-Unis.
Reuters
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Le Ford F150 est un des pickups les plus populaires aux Etats-Unis.
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Le 26 mars dernier, Donald Trump a provoqué la stupeur du monde de l'automobile en annonçant des droits de douane additionnels de 25 % sur les voitures et certains équipements importés aux États-Unis. L'Europe, et notamment l'Allemagne qui exporte beaucoup de voitures haut de gamme, comme le Japon ne cachent pas leurs inquiétudes. Ces taxes, qui seront effectives ce jeudi, constituent une sérieuse menace pour leur industrie automobile. Mais les constructeurs américains comme étrangers qui assemblent leurs voitures aux États-Unis devraient également en faire les frais.
Si Donald Trump a déclaré qu'« il n'y aura absolument pas de droits de douane » pour les voitures fabriquées aux États-Unis, il apparaît bien difficile de trouver la moindre auto 100 % « made in USA ». C'est ce qu'indique un document de l'administration américaine de la sécurité routière (NHTSA), qui dépend du département des transports, et repéré par le quotidien USA Today.
Celui-ci précise, pour plusieurs centaines de modèles présents sur les routes américaines, la part de contenus, en valeur, provenant de l'étranger, ainsi que le pays d'assemblage. On ne trouve, d'après ce document, aucune voiture qui ne dispose pas d'une part plus ou moins grande de contenus étrangers.
Le Ford F150, qui est l'un des pick-up les plus populaires aux États-Unis, avec plus de 460 000 unités écoulées l'an dernier, a beau être assemblé au pays de l'Oncle Sam, il ne dispose « que » de 45 % de contenus américains ou canadiens. Autre best-seller, la Chevrolet Silverado affiche 36 % de contenus américains ou canadiens, et 30 % de contenus venant de Corée. Le crossover Nissan Rogue, pour sa part, est aussi assemblé aux États-Unis. Mais il ne dispose que de 25% de contenus américains ou canadiens. Pas moins de 40 % de son contenu vient du Japon (dont le moteur), et 15 % du Mexique.
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Même Tesla, le champion américain des voitures électriques, s'approvisionne à l'étranger. Assemblé aux États-Unis, son Model Y affiche 70 % de contenus américains ou canadiens, et 25 % de contenus venant du Mexique. On comprend mieux pourquoi Elon Musk a averti que les nouvelles taxes de Donald Trump, dont il est l'un des plus fidèles alliés, ne seraient pas sans conséquence pour ses affaires. « Pour être clair, ces mesures affecteront le prix des pièces détachées des voitures Tesla qui viennent d'autres pays, a-t-il indiqué sur X (ex-Twitter) le 26 mars dernier. L'effet sur les coûts n'est pas négligeable. »
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