Dans l'Ohio, Stellantis renonce à licencier 1.100 salariés de Jeep
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STEPHANE MAHE
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Volte-face dans la stratégie de Stellantis à la suite du départ de Carlos Tavares. Le constructeur franco-italo-américain qui avait annoncé, le 7 novembre, le licenciement « d'environ 1.100 employés » dans son usine de Jeep de Toledo (Ohio), a fait savoir, ce week-end, que « tous les employés sont attendus au travail comme prévu après le Nouvel an ».
Et ce alors même que Stellantis avait évoqué, il y a six semaines, le changement du mode de fonctionnement, réduit « à une équipe », contre deux auparavant. 400 salariés devaient également être transférés à un « prestataire externe ». Des mesures à l'époque jugées « difficiles » mais « nécessaires » pour « permettre à l'entreprise de retrouver son avantage concurrentiel ».
Le constructeur automobile déclare aujourd'hui revoir sa « stratégie en Amérique du Nord » où le chiffre d'affaires du groupe s'est effondré, au troisième trimestre (-4%, à 12,4 milliards d'euros), à cause d'une baisse des ventes et de promotions lancées pour réduire les stocks de véhicules.
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Dans une lettre adressée à ses membres, que l'AFP a pu consulter, le directeur du syndicat américain des ouvriers de l'industrie automobile UAW au sein de Stellantis, Kevin Gotinsky, avait estimé, jeudi dernier, que « l'on va vers la bonne direction » et se montrait optimiste quant à la possibilité de voir la direction revenir sur sa décision concernant le site de Toledo.
(avec AFP)
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