Le potentiel de cette plateforme est énorme », a commencé Carlos Tavares, le directeur général de Stellantis, lors de la révélation de sa toute nouvelle plateforme, autrement dit la structure de base d'un véhicule, baptisée STLA Large. Lancée d'abord aux États-Unis dans l'usine de Windsor au Canada puis en Italie à Cassino, cette plateforme produira huit véhicules de segments D et E, soit ceux entre 4,8 mètres et 5,1 mètres de long entre 2024 et 2026. La plateforme STLA L, construite essentiellement pour les véhicules électriques, servira à la production de toutes les motorisations et de différents types de véhicules, des SUV comme des crossovers. Les premières marques à l'utiliser seront Dodge et Jeep. Viendront ensuite Alfa Romeo, Maserati et Chrysler.
La flexibilité est la clé pour les constructeurs européens. Produire un maximum de voitures sur une structure unique dans toutes les usines permet d'apporter des améliorations opérationnelles rapides. Tesla en a d'ailleurs fait le principal moteur de ses recherches pour limiter ses coûts de production et ainsi fabriquer une voiture à 25.000 euros dans son usine de Berlin.
Cette plateforme, au delà de sa flexibilité, apportera également la possibilité de produire des véhicules avec des batteries entre 85 et 118 kilowattheures qui atteindront jusqu'à 800 kilomètres d'autonomie et capables d'accepter une charge rapide de 4,5 kWh par minute, soit une recharge pleine entre 20 et 30 minutes. Les véhicules produits afficheront certaines performances du même ordre que des Tesla ou Porsche, avec une accélération de 0 à 100 km/h en 2 secondes.
La STLA Large structure succède ainsi à la STLA Médium, présentée en juillet dernier et à destination des véhicules de segment C et D, très prisés en Europe. Une plateforme pour les petits modèles électriques ne devrait pas voir le jour avant 2026 et une autre à destination des véhicules utilitaires est également attendue.