Fiat Chrysler retire son offre de fusion avec Renault (qui plonge en Bourse)

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Après avoir appris que le conseil de Renault n'avait pas encore tranché, John Elkann et le conseil d'administration de Fiat Chrysler, ont décidé de retirer avec effet immédiat l'offre déposée neuf jours plus tôt.
Après avoir appris que le conseil de Renault n'avait pas encore tranché, John Elkann et le conseil d'administration de Fiat Chrysler, ont décidé de retirer avec effet immédiat l'offre déposée neuf jours plus tôt. (Crédits : Reuters)
Selon une source proche du groupe au losange, FCA a pris cette décision après que l'Etat français a demandé un report du vote du conseil d'administration de Renault sur le projet afin d'obtenir le soutien de Nissan. La Bourse apprécie la nouvelle de manière différenciée, égratignant à peine FCA (après une sérieuse embardée à l'ouverture) qui se redressait dans la matinée, mais envoyant franchement Renault par le fond.

[Article publié le jeudi 6 juin 2019 à 7:05, mis à jour avec cours de Bourse à 11h]

Fiat Chrysler a annoncé mercredi soir contre toute attente le retrait immédiat de son offre de fusion à 30 milliards d'euros avec Renault, accusant les conditions politiques en France d'avoir compromis un projet qui aurait donné naissance au troisième constructeur automobile mondial.

Selon une source proche du groupe au losange, FCA a pris cette décision après que l'Etat français a demandé un report du vote du conseil d'administration de Renault sur le projet afin d'obtenir le soutien de Nissan.

L'Etat français, principal actionnaire de Renault avec 15% du capital, a aussi cherché à obtenir des garanties sur l'emploi en France et le versement de dividendes aux actionnaires du groupe français, ont déclaré des sources informées des discussions.

FCA accuse "les conditions politiques en France"

Après avoir appris que le conseil de Renault n'avait pas encore tranché, le conseil d'administration de Fiat Chrysler, réuni sous la présidence de John Elkann, a décidé de retirer avec effet immédiat l'offre qu'il avait déposée neuf jours plus tôt.

"Il est devenu clair que les conditions politiques en France ne sont actuellement pas réunies pour qu'une telle combinaison voie le jour avec succès", a déclaré Fiat Chrysler dans un communiqué transmis dans la nuit de mercredi à jeudi.

Renault avait annoncé quelques minutes plus tôt, dans un communiqué distinct publié après environ six heures de réunion, que son conseil d'administration n'avait "pas été en mesure de prendre une décision en raison du souhait exprimé par les représentants de l'Etat français de reporter le vote à un conseil ultérieur".

Les administrateurs s'étaient réunis pour la deuxième journée d'affilée "afin de continuer à étudier avec intérêt la proposition de FCA concernant une potentielle fusion à 50/50", a ajouté le conseil dans son communiqué.

Désarroi des investisseurs et questions en suspens

Cet échec dans les discussions laissent Renault et Fiat Chrysler face au désarroi des investisseurs et à de nombreuses questions, notamment sur les moyens de supporter les importants investissements nécessaires pour répondre aux ruptures technologiques de l'électrification et de la voiture autonome.

Fiat Chrysler, qui a aussi eu récemment des discussions avec PSA, lesquelles n'ont pas abouti non plus, a ajouté qu'il poursuivrait son chemin en appliquant sa stratégie indépendante actuelle.

"FCA reste fermement convaincu de la logique évidente et transformante d'une proposition qui a été largement saluée depuis qu'elle a été soumise", a dit le constructeur italo-américain dans un communiqué.

La relation particulière entre Renault et Nissan apparaissait, dès l'entame des discussions, comme un possible obstacle à la fusion entre FCA et le constructeur français.

Selon des sources proches du dossier, les dirigeants de Nissan se sentaient laissés à l'écart du projet.

Le directeur général de la firme japonaise, Hiroto Saikawa, n'avait pas fait objection à une fusion Renault-FCA mais avait prévenu que celle-ci "modifierait de manière significative la structure" du partenariat avec Renault et "nécessiterait une revue fondamentale des liens actuels" entre les deux alliés.

Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat auprès d'un porte-parole de Nissan.

Un revers pour le successeur de Ghosn

Il s'agit d'un nouveau coup rude pour Renault, après l'affaire Carlos Ghosn, et d'un revers pour son successeur à la présidence du constructeur français, Jean-Dominique Senard, qui s'est grandement investi dans le projet avec Fiat Chrysler et s'était rendu la semaine dernière au Japon afin d'en plaider les bénéfices auprès des dirigeants de Nissan et Mitsubishi.

Avant la réunion du conseil d'administration de Renault mercredi soir à Paris, il semblait pourtant que Senard, Elkann et les représentants de l'Etat français avaient résolu leurs points de désaccord relatifs.

Selon une source proche de Renault, la majorité des administrateurs étaient favorables au projet avec Fiat, à l'exception du représentant de la CGT qui s'est prononcé contre et des deux administrateurs représentant Nissan qui se sont abstenus.

Les représentants de l'Etat ont de leur côté demandé un report du vote pour laisser au gouvernement le temps d'évoquer le projet directement avec Nissan au Japon dans les prochains jours, a ajouté la source. Selon une autre source proche du dossier, l'Etat espérait convaincre Nissan de voter en faveur de la fusion.

Martin Vial, administrateur de Renault, a déclaré que Bruno Le Maire aurait des entrevues avec des représentants japonais en fin de semaine en marge du G20 au Japon et qu'un vote pourrait ensuite avoir lieu mardi.

Senard a demandé que Fiat Chrystler accord un délai, a-t-on appris d'une source informée, mais le groupe italo-américain a rapidement rejeté la demande.

FCA a été vu par les représentants français comme trop pressé de sceller un accord, alors que ceux-ci ont suggéré qu'il n'y avait aucune raison de brusquer les choses.

Bruno Le Maire avait répété mercredi matin à la télévision qu'il était très favorable au rapprochement, à condition que la France obtienne des garanties sur l'emploi, le maintien d'un siège opérationnel en France et la gouvernance, mais aussi à condition que la fusion Fiat-Renault voit le jour dans le cadre de l'alliance entre Renault et Nissan.

-

La Bourse apprécie la nouvelle de manière tranchée, égratignant FCA qui plongeait à l'ouverture pour se redresser dans la matinée, mais envoyant franchement Renault par le fond. Ainsi l'action du constructeur automobile français, après avoir presque touché les -8% vers 9 heures, se redressait à -6,71% vers 9h30, puis confirmait sa tendance à la baisse en replongeant à -7,8% peu après 11 heures.

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Commentaires
a écrit le 07/06/2019 à 5:52 :
On se demande parfois... Coup dur pour Renault... RAS pour FCA... Fusion = n°3...Bon... N'empêche... Renault déjà n°1 avec Nissan. Tout le monde s'accorde à dire que l'avenir de la voiture c'est l'électrique (Renault et Nissan en vendent déjà depuis plusieurs année. Quid pour FCA ?). Par ailleurs, un futur partenaire qui jette l'éponge aussi soudainement, ce n'est pas de bon augure (il y a déjà eu un précédent avec Peugeot)...On fustige l'état et le nouveau dirigeant de Renault pour cet "échec". Il me semble plutôt rassurant de voir des gens qui prennent le temps d'évaluer la situation. Et d'accord avec "Analyse9"...Ca semblait mal parti pour Renault
a écrit le 06/06/2019 à 20:43 :
Les chinois vont acheter cela vite fait bien fait... Achetant du meme coup un reseau en Europe et aux USA... Dan's quelques annees, ils auront des modeled du niveau Dacia, et ils innonderont le marche Europeen avec des modeles made in China...
Lemaire et les enarques pourront s agiter en parlant de defense des emplois... De gros dividendes
Ils se feront laminer
a écrit le 06/06/2019 à 20:25 :
Aucun regret : Dans une fusion dite « entre égaux » la direction réelle du groupe est exercée par l’actionnaire de référence.
Avec 15% cela aurait été EXOR (famille Agnelli), loin devant l’Etat français (7,5%) et Nissan (7,5%). Les pseudo "garanties" apportées, c'est du pipeau, ça n'a qu'un temps.
Pour une vrai égalité de contrôle, il aurait fallu que l’Etat monte aussi à 15% dans le groupe résultant.
Une ALLIANCE est bien préférable, avec un croisement de 15% d’actions au maximum pour que FCA ne dépasse pas la part de l’Etat, actionnaire de référence dans Renault. Ainsi chacun garderai le contrôle de son groupe, tout en organisant un amortissement des couts sur un plus grand volume, et éventuellement des échanges de technologie.
a écrit le 06/06/2019 à 19:47 :
comedia del arte ,ils nous rejouent Alitalia.
a écrit le 06/06/2019 à 19:02 :
Ce n’est pas une grosse perte, Renault n’avait rien à gagner dans ce deal tant il semble bien que FCA soit l’agonie dans la mutation automobile actuelle.
a écrit le 06/06/2019 à 16:25 :
Il y a eu des rumeurs de discussions avec Peugeot puis FCA s'est tourné vers Renault.
Comme le souligne Ben (6/6 10:34), le revirement rapide de FCA semble montrer qu'il y a un bug et les raisons évoquées par FCA ne tiennent pas la route. De toute façon, Renault semblait être d'accord pour entamer les discussions avec FCA mais une fusion de ce type est un processus assez long et ne fait sur un coin de table.
Cordialement
a écrit le 06/06/2019 à 15:57 :
Que l'état garde surtout ses 17% :
les 1300 Milliards d'euros de privatisations depuis 1986 ont été DILAPIDEES en DEPENSES PUBLIQUES, de la Cigale ( fauchée)

Et s'apprète, trop ruinée pour les entretenir, à offrir les routes nationales à Vinci,
et ADP ( juteux en dividendes pour l'état,) à Vinci.

Qui va se voir offrir la juteuse Française des Jeux : ne pourrait-elle pas etre à 100%,
affectée AU PATRIMOINE MOMUMENTAL CLASSE, en Ruine !!!! dans toutes les régions.
a écrit le 06/06/2019 à 14:55 :
Sur le même sujet, l'Obs titre : "Renault - Fiat Chrysler : John Elkann, l’héritier Agnelli qui a dit non à Paris". Qui a raison, qui a tord ? Cela dépend du journal et du journaliste qui écrit.
Comme je l'avais déjà évoqué, cette idée de fusion c'était du flan (aux œufs).
Renault n'a aucun intérêt technologique à fusionner avec Fiat et Chrysler. (L'inverse en revanche est vrai : mettre les standards de qualité des Fiat et des Chrysler au niveau de Renault, c'est pas gagné).
Les japonais ont des générations d'avance sur les moteurs hybrides, autant accentuer la collaboration de ce coté là, plutôt que de vouloir être toujours plus gros.
"Big is beautifull" disait IBM dans les années 90. Et bien non, la taille ne fait pas tout.
Les Agnelli vendront probablement leurs parts au plus offrant (peut-être les chinois) : pas certain que cela assure un avenir à Fiat-Chrysler.
Réponse de le 06/06/2019 à 16:46 :
Le problème c'est que les Japonais ne veulent pas de fusion avec Renault.Par contre, la fusion avec FCA les intéresse,à condition qu'ils soient partenaires au même titre que les autres.Ce qui mettrait fin à l'Alliance avec Renault,ce que Renault et l'Etat ne veulent à aucun prix.On voit Renault trop beau.La réalité c'est qu'il s'accroche à l'Alliance,parce que sans Nissan c'est plus grand chose.Et FCA n'est pas le plus malade des trois:la bourse est une indication.
a écrit le 06/06/2019 à 14:44 :
Cet empressement de FCA est louche. Une telle opération mérite une étude approfondie et un accord longuement discuté entre les parties. Une telle précipitation de la part de FCA cache quelque chose. De toute façon d'un point de vue industriel cette fusion n'a au aucun sens, d'un point de vue financier cela se discute aussi vu la situation de FCA. Certes d'un point de vue marché il y a des synergies à trouver mais pourquoi se hâter?
a écrit le 06/06/2019 à 14:40 :
Le retrait brutal de FCA révèle le manque de crédibilité de l’offre.
Une telle fusion nécessite des négociations discrètes et longues.
Mais pour Renault, créateur et animateur de l’Alliance, il y a plus à perdre en rompant les accords avec Nissan qu’à gagner avec FCA dont les atouts sont faibles.
Surprenant : on n’a jamais évoqué Daimler qui est au capital de Renault et qui est un partenaire puissant.
Alors disons « bonne chance » à Renault pour redresser à nouveau Nissan qui entre en zone de turbulence.
Réponse de le 06/06/2019 à 16:31 :
Les négociations ont débuté bien avant qu'elles ne soient publiques.Senard dés qu'il a été nommé s'y est attaché.
a écrit le 06/06/2019 à 14:03 :
Maintenant vous pouvez en être sure, FCA finira Chinois !
a écrit le 06/06/2019 à 13:06 :
Malgré l'enjeu économique c'est une bonne nouvelle pour le Groupe Renault. Le retrait de Fiat va permettre à Renault de poursuivre l'aventure avec Nissan en faisant valoir les qualités intrinséques de Renault. Quant à FIat ils sont murs pour tomber dnas l'escarcelle d'un chinois ou pourquoi pas de Tesla
a écrit le 06/06/2019 à 12:40 :
tout ce que touche lemaire se plante, whirpool, GE, alstom/siemens, ascoval, il en aura fait du boulot de destruction celui là, bien aidé par son mentor macron. Déjà avec sarkozy il avait fait perdre en 2012 le triple A, c'est dire la compétence du personnage. C'est évident son manque d'éducation éco. et oui il a fait lettres, excuse son incompétence prouvée maintenant en matière macro et micro éco.
a écrit le 06/06/2019 à 12:19 :
C'est une opération financière et non pas industrielle.
Les Agnelli pensaient pouvoir faire aux actionnaires de Renault "une proposition qu'ils ne pourraient pas refuser" comme dans Le Parrain ...
La Belle affaire ! Renault devait verser 2,5 milliard d'euros de dividendes exceptionnels pour que les actionnaires de FCA prennent le contrôle de Renault.
Industriellement FIAT ne vaut rien et se retrouve en surcapacité sur les mêmes marchés que Renault (Europe, Turquie et Amérique Latine). FIAT n'a pas investi dans le développement de ses véhicules depuis des années. C'était cher payé pour Alfa Roméo, Maserati et l'accès au marché américain.
Ceci dit, chapeau au conseil d'administration de Renault, ils ont joué finement, ils ne pouvaient pas se permettre de refuser mais il sont parvenus à ce que ce soit FCA qui mette fin à son offre ...
La voie est libre pur une OPA de Renault sur FCA ?
Réponse de le 06/06/2019 à 13:25 :
Votre intervention m'interpelle plutôt sensée, de toute façon sans Gosn, rien n'a plus grand sens, et la bande à Macron est la pire équipe financière du gouvernement depuis la libération.
a écrit le 06/06/2019 à 12:17 :
Renault n a aucun intérêt. Fiat cherche depuis longtemps une porte de sortie. Fiat ne passe pas les nouvelles normes et le marché américain est en fin de cycle. Donc pas une bonne affaire. De plus on peut rester de taille moyenne et vivre. Honda ou Mazda vont bien seuls
a écrit le 06/06/2019 à 11:39 :
une simple manipulation boursiere
le groupe fca n'a jamais eu l'intention d'une fusion
verifier a qui profite
a écrit le 06/06/2019 à 11:35 :
commentaires bien plus intéressants que l'article qui se contente d'une "analyse" très superficielle (vu la complexité de la fusion et les réticences normales de Nissan, "un revers pour le successeur de Ghosn" est une conclusion plutôt infantile).
a écrit le 06/06/2019 à 11:12 :
Le cours de Renault plonge à la bourse. Tant pis car Renault s'en remettra. Les rodomontades à la hussarde de FCA qui n'apporte RIEN et exige TOUT démontrent que cette OPA masquée n'avait d'autre but que de dépouiller Renault de sa substance. Si FCA avait proposé en termes identiques une pareille fusion à un constructeur tel que BMW, la réponse de la famille Quantz aurait été immédiate, très franche, définitive et dénuée de toute aménité.
Réponse de le 06/06/2019 à 20:31 :
Très bonne analyse.
Dans une fusion dite « entre égaux » la direction réelle du groupe est exercée par l’actionnaire de référence.
Avec 15% cela aurait été EXOR (famille Agnelli), loin devant l’Etat français (7,5%) et Nissan (7,5%). Les pseudo "garanties" apportées, c'est du pipeau, ça n'a qu'un temps.
Pour une vrai égalité de contrôle, il aurait fallu que l’Etat monte aussi à 15% dans le groupe résultant.
a écrit le 06/06/2019 à 10:55 :
1. Je comprends que les administrateurs de Renault avaient déjà dit oui à fusion. Pour moi, ce sont des VENDUS.

2. Renault n’a aucune raison de se faire racheter par Fiat. Fiat est malade, Renault non. Renault a la technologie électrique (premier en europe). Fiat a rien du tout.

3. Les italiens partent après seulement 9 jours pour une opération à 30 mlds...Cela montre bien qu’ils voulaient faire leur « hold-up » en mode rapide...

Heureusement que le gouvernement francais n’a pas lâché et a eu du courage.

Avis personnel et actionnaire.
a écrit le 06/06/2019 à 10:34 :
Un revirement si rapide de la part de FCA montre que le projet n'était pas bâti sur une stratégie gagnant gagnant. Vouloir lancer un tel projet à la va-vite en faisant fi des réticences poliment exprimées par l'abstention de Nissan, s'était un rendez-vous assuré avec un conflit larvé. FCA souhaitait sans doute tirer avantage d'une telle situation. Mais tout le monde sait qu'un ménage à 3 ne fonctionne jamais. Il existe toujours un frustré, isolé, et l'association dominante n'est pas cimentée. A la moindre divergence une autre alliance peut se faire jour, et peut-être Renault serait-il devenu le dindon d'une farce, isolé face à un nouveau couple FCA-Nissan.
a écrit le 06/06/2019 à 10:33 :
Ah ! voila un nouvelle qui ravit tous les commentateurs habituels dont la seule analyse est "l'Etat c'est mal, bouh, pas beau..."
Évidemment loin de moi l'idée de penser que notre pimpant ministre est un artiste industriel mais force est de constater que le volte face de FCA pose question ("vous n'avez pas dit oui sans réserve en 1 semaine, ok, c'est fini!"... ça n'existe pas dans la vraie vie)
Probablement que Carlos Tavares avait raison, cette proposition n'était qu'une prise de contrôle de Renault sur une opportunité boursière par les Agnelli
FCA est clairement en très mauvaise posture :
- Fiat, Alfa, Lancia, Chrysler sont en perdition
- Jeep ne se vend sérieusement qu'aux Usa
- la gamme complète est technologiquement aux abois (cf l'alliance contre nature avec Tesla pour tenter de sauver les meubles)

Et ça tout le monde au CA Renault l'a bien compris, d'où les réticences.

et surtout, au delà de l'Etat, c'est Nissan/Mitsubishi qui est le facteur bloquant.
Sans Nissan, Renault ne vaut pas grand chose et vice versa.

La fusion sortait quasiment Nissan du jeu...et ce dernier l'a fait savoir en expliquant que les technologies que Renault utilise, FCA pouvait se les mettre dans le c... or, c'est ça que FCA était venu chercher, dès lors, la fusion n'a plus d'intérêt pour FCA.

Fin de l'histoire
a écrit le 06/06/2019 à 10:13 :
On se demande qui est le patron de Renault, l'état n'a que 17% et semble faire la pluie et le beau temps ?
Réponse de le 06/06/2019 à 11:18 :
peut être sur ce coup la l Etat retire une belle épine du pied de Renault.....et que Lemaire qui part au japon va pouvoir causer de manière plus constructive avec le gouvernement Japonais sur le futur de l Alliance
sachant que Nissan est a la traine en ce moment en terme de renouvellement de gamme et d organisation industrielle
c est peut être l occasion de débloquer... l Alliance qui est pour l instant paralysée.... et ça c 'est on ne peut plus mauvais
a écrit le 06/06/2019 à 10:11 :
Les Italiens pensaient pouvoir mener la danse avec leur groupe cribler de dettes et technologiquement hors course d où leur précipitation. In fine, ils ont juste servi de lièvre & permis à Renault au passage de reprendre la main et de rééquilibrer les rapports avec Nissan afin de relancer ce projet de fusion cohérent industriellement et économiquement. La seule façon de faire du business avec les Italiens ce n est pas de mener des discussions d égal à égal mais de les absorber comme le fait très bien Lactalis
Réponse de le 06/06/2019 à 15:24 :
vous êtes vraiment une "vedette" votre connaissance du secteur = 0 mais soyez rassuré vous n'êtes pas seule !!
Réponse de le 06/06/2019 à 15:34 :
C'est ce qu'on aurait du faire avec les néerlandais ou d'autres groupes européens,les faire taire et disparaître,si vous les laissez vivants ou reprendre l'ascendance ça se retourne contre vous tôt ou tard.
Réponse de le 07/06/2019 à 2:56 :
Réponse à raca : au regard de votre réponse je mesure en effet toute votre expertise du secteur, la
finesse de votre commentaire...= 0 .Aussi, je serai curieux de connaître toutes les affres du secteur ainsi que votre analyse avisée et pointue...pouvez vous éclairer ma lumière ?
a écrit le 06/06/2019 à 10:06 :
C'était une OPA. 15% des actionnaires ont dit non et ont gagné. Tant mieux pour eux. Le premier secteur industriel de la France est la production d'armes. L'oligarchie française dirige sans partage les pôles industriels. Renault est stratégique.
a écrit le 06/06/2019 à 9:56 :
Renault est trop petit, trop centré sur l'Europe et il a un boulet : l'État actionnaire.

En 1985, M. Michel Noir avait dit : "Il faut qu'on foute la paix à Renault et que Renault devienne une entreprise comme les autres". Plus de 30 ans plus tard Renault n'est toujours pas une entreprise comme les autres.
Souvenons-nous de la fusion avorté avec Volvo déjà à cause de l'Etat Français : Copmmentaire de l'époque : "L’échec de la fusion Volvo-Renault révèle surtout la crispation de l’Etat français qui a refusé de privatiser Renault avant la fusion et a taillé la fusion sur mesure pour devenir l’actionnaire majoritaire de Renault-Volvo avec 65% du capital."
Autre commentaire après l'échec avec Volvo : "Tout le travail de Louis Schweitzer a été d'expliquer à sa tutelle que la présence de capitaux publics dans son tour de table faisait justement figure d'épouvantail auprès d'éventuels partenaires étrangers. Exemples à l'appui. Skoda en 1990, Volvo puis Fiat en 1994 : de près ou de loin, l'Etat actionnaire porte sa part de responsabilité dans ces échecs.
Réponse de le 06/06/2019 à 10:39 :
Volvo est chinois maintenant...Et il n'y avait aucune urgence...
Réponse de le 06/06/2019 à 15:37 :
Vous êtes le genre de personne à dire que la France va mal car elle est endetter hein ?
Votre commentaire hypocrite et naïf on peut s'en passer.
"Renault est trop petit, trop centré sur l'Europe et il a un boulet"
.
Ha maintenant c'est plus trop centré sur la France mais l'Europe,et alors ? C'est quoi le problème ? Renault à quand même des parts à l'internationale vous savez ?
Renault n'est en rien petit et être petit n'est pas un désavantage en soit,Renault malgré sa taille se débrouille très bien.
.
Le seul qui soit petit et soit un boulet c'est vous qui ne faite que blablater comme Bruno Le Maire à propos de Alstom-Siemens,ça l'a rendu malade le pauvre.
Réponse de le 09/06/2019 à 18:29 :
En ce qui concerne la présence de capitaux publics dans les entreprises privées je remarque que le Land de Wolkswagen en détient 12 pour cent .Cette minorité de contrôle est bien pratique.
Réponse de le 10/06/2019 à 10:34 :
"Volvo est chinois maintenant."

Volvo Cars.
a écrit le 06/06/2019 à 9:35 :
FCA est un assemblage fragile, un peu bancale,

Renault est aussi un peu bancale empêtré dans une alliance imprévisible

2 boiteux ne feront pas un champion ...
a écrit le 06/06/2019 à 9:28 :
Le Maire est sans doute pire que Montebourg pour s'occuper des affaires industrielles du pays et ce n'est pas peu dire.
Réponse de le 06/06/2019 à 9:45 :
Oui là ce serait terriblement inquiétant même ! Mais en effet on voit pas trop à quoi il sert si ce n'est à chaque fois tenter d'excuser la profonde faiblesse de son gouvernement...
Réponse de le 06/06/2019 à 10:01 :
Agree. Lemaire est a lui seul une catastrophe industrielle qui a démontré toutes ses incompétences dans tous les dossiers de fusion et acquisition dans lesquels il excelle (ie alstom et siemens)...heureusement que l UE a opté pour le NoGo...Pour rappel : aucune nécessité ni économique ni industrielle ni logique d avoir envisager un tel schéma absurde pour le seul bénéfice des allemands.
a écrit le 06/06/2019 à 9:22 :
disons qu'il n'y avait pas de projet de fusion, mais que c'etait une strategie commune pour mettre un coup de pression a nissan qui va se retrouver tout seul sur le carreau
a écrit le 06/06/2019 à 9:21 :
FCA est un véritable boulet technologique et social sur-capitalisé car coté aux USA, Renault a toutes les cartes en mains pour proposer une nouvelle alliance à FCA sur une autre base que la parité 50/50, on a bien vu ce qui se passait avec Essilor Luxotica ou le gros de la technologie et les brevets sont français et ou les Italiens nous cassent les b....
L'état a bien fait de ralentir ce projet un peu prématuré....
Réponse de le 06/06/2019 à 10:35 :
vous savez que juridiquement le président de luxottica a raison vous racontez une non vérité.
Les sociétés de demain seront globales les autres resteront nationales et feront faillites, en quelques années; aux sociétés de choisir et non à des politiques incompétents. Pour ce qui est de "FCA boulet technologique" vous ne semblez pas avoir de connaissances du secteur automotive.
a écrit le 06/06/2019 à 9:07 :
Pourquoi Renault n'achetera pas seulement Jeep vous n'avez pas besoin de Fiat.Et apres (parce que Jeep est le seul gagnant de groupe FCA ) avec augmentations des ventes aux Etats-Unis Renault pourra achete Nissan.C'est la vraie strategie d'apres moi.
Réponse de le 06/06/2019 à 15:42 :
FCA n'aurait jamais vendus Jeep à Renault,c'est une filiale trop rentable pour FCA si ce n'est la seul qui vaut quelque chose,Renault aurait eu surement un intérêt à s'emparer de Jeep si il était indépendant mais si c'est pour se trimballer toute le groupe italien-américain derrière,autant lâcher l'affaire.
a écrit le 06/06/2019 à 8:55 :
"FCA accuse "les conditions politiques en France""

BEn ya bien que FCA pour voir une quelconque gestion politique en FRance hein !?

Gestion oligarchique oui, gestion comptable oui, gestion néolibérale oui mais pour qu'il y ai une gestion politique encore faudrait il avoir des hommes politiques au pouvoir et non de simples serviteurs des marchés financiers.

Mais bon les médias vont nous dire qu'ils sont nuls ou méchants ou les deux ces américains et tout ira bien...
a écrit le 06/06/2019 à 8:45 :
lemaire doit se contenter d'émarger chaque mois, mais surtout ne plus se mêler des affaires ayant un intérêt stratégique, svp. du pognon et le poste il les a déjà, de grâce ....alstom, GE, ascoval, et maintenant FCA/Renault. Pitié pour le pays lemaire.
a écrit le 06/06/2019 à 8:31 :
Une fort bonne nouvelle. FCA n’est pas en bonne santé et l’empressement est toujours suspect dans ce genre de deal. Ça aura au moins permis aux marchés de faire des allers retours sur les actions.
a écrit le 06/06/2019 à 8:21 :
Il y a quelques jours etait louee l'attraction des investisseurs en France.
Force est de reconnaitre apres cette foucade de l'etat( encore lui), qu'a l'avenir on va se mefier de micron corp.
a écrit le 06/06/2019 à 8:11 :
Une excellente nouvelle. Quel boulet aurait eu Renault aux pieds, je n'ose imaginer. En particulier le très discret mais économiquement toxique Chrysler. Renault échappe à un rapt en règle.

Alors, certes, les conditions politiques en France ne sont pas réunies pour cette alliance: traduire: le gouvernement a vu venir l'entourloupe.

FCA va devoir aller se chercher un pigeon ailleurs.

Par contre l'alliance Renault Nissan gagnerait maintenant à se renforcer.
a écrit le 06/06/2019 à 8:09 :
C'est plutot une bonne nouvelle pour Renault , car on verra dans 2 ans que FCA est une coquille creuse ( pas d'electrique sérieux, gammes fiat et chrysler à l'agonie , image et réalité de fiabilité desastreuse pour toutes les marques ... ).Renault , même si on en connait les defauts , vaut bien mieux que FCA.
Réponse de le 06/06/2019 à 9:12 :
c'est votre avis pas l'avis de spécialistes du secteur
Réponse de le 06/06/2019 à 15:45 :
@raca non c'est un fait et une réalité, quand à vos spécialistes nous attendons impatiemment leurs "avis" et vos sources qui ne sont nul part,à moins que LaTribune ai implanté une fonctionnalité permettant de cacher certaines partie de votre commentaire qui les contiennent ce que je doute fortement car vous vous ne seriez pas cachez pour les montrer vus votre attachement à la fierté italienne.
a écrit le 06/06/2019 à 7:51 :
Voilà ce que je comprends etre maintenant Renault: une société dans les mains de Nissan, qui lui versé 75% des dividendes et gère tous les investissements technologiques, et de l'état qui semble incapable de traiter de questions de business. Est-ce bon pour la Régie?
a écrit le 06/06/2019 à 7:38 :
Prendre une décision de cette importance requiert un peu de temps ; le volte-face soudain de FCA montre que le projet etait probablement bancale. Ils n ont pas compris de plus que la France a eu de mauvaises experiences avec arcelor, gm, ficancieri, ford, ibm, ..., et que l etat ne peut se permettre de perdre en credibilite un peu plus sans se premunir quelque peu
Réponse de le 06/06/2019 à 8:29 :
parce que nous avons eu de mauvaises expériences il faut plus de temps pour comprendre que dans le monde de demain il n'y aura que des sociétés globales ?? "Le temps c'est de l'argent" voilà: Renault a perdu une occasion ! le risque: FCA va fusionner avec un groupe asiatique ce qui à mon avis sera plus intéressant pour un groupe comme FCA alors attention a Nissan... .
Réponse de le 06/06/2019 à 15:47 :
@raca "un groupe asiatique" et lequel ? Mitsubishi peut-être ? Un groupe chinois ? Vous allez finir démanteler avec ces groupes là sans le voir venir mais de toute manière ça serait arriver tôt ou tard,les chinois,coréen et japonais ne sont pas stupide et ne joue pas sur la morale idéologique comme en France.
Vous n'allez pas le voir venir et vous n'allez rien comprendre quand ils vont arrivés et que vous allez finir à 10% du capitale de FCA et le 90% restant sera purement asiatique qui fermera ou délocalisera vos usines ailleurs.
Réponse de le 07/06/2019 à 11:33 :
@raca A part dire secteur ...il ne sait dire que ça ....😭 il doit plus être connecté sur secteur visiblement celui là
a écrit le 06/06/2019 à 7:26 :
C‘est une bonne nouvelle! Fiat n‘a aucun avenir.

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