Fusion Renault-Fiat Chrysler : Nissan veut revoir sa relation avec son allié français en cas d'accord

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(Crédits : Ints Kalnins)
La relation qui unit Renault à Nissan,en cas de fusion avec Fiat Chysler (FCA), devra être "revue" a prévenu lundi le patron du constructeur automobile japonais, à la veille d'un conseil d'administration de son allié français.

Hiroto Saikawa, le patron de Nissan prévient. Il faudra "revoir fondamentalement" la relation unissant Renault à Nissan en cas de fusion avec Fiat Chysler (FCA), a indiqué, ce lundi 3 juin, le patron du constructeur automobile japonais, à la veille d'un conseil d'administration de son allié français. La proposition du groupe italo-américain, à laquelle doit répondre mardi Renault en approuvant ou non l'ouverture de négociations exclusives, "est une fusion complète qui, si elle est menée à bien, modifiera significativement la structure de notre partenaire Renault", souligne Hiroto Saikawa dans une déclaration transmise aux médias.

"Cela nécessiterait une révision fondamentale de la relation existante entre Nissan et Renault", avertit le dirigeant. Renault détient actuellement 43% de Nissan qui en retour possède 15% de Renault, mais sans droit de vote. Sa part se trouverait diluée à 7,5% dans le nouvel ensemble, et le groupe nippon craint de voir son influence réduite.

Nissan prône la prudence

M. Saikawa n'est cependant pas opposé à une potentielle extension de l'Alliance à Fiat Chrysler, qui "étendrait le champ des collaborations et créerait de nouvelles occasions de synergies". Selon une personne au fait de la position de la direction, Nissan souhaite via ce communiqué réitérer sa prudence sur le dossier, jugeant que le président de Renault est allé un peu trop vite en besogne en qualifiant de positive la réponse du groupe japonais.

Lire aussi : Fusion Fiat-Renault: qu'en pensent vraiment les marchés

Jean-Dominique Senard était présent la semaine dernière à Tokyo pour rassurer l'allié de 20 ans, pris de court par l'annonce de FCA et avec qui les relations se sont détériorées depuis l'affaire des malversations présumées du bâtisseur du partenariat franco-japonais, Carlos Ghosn.

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Commentaires
a écrit le 04/06/2019 à 15:30 :
C'est incroyable !
J'ai beau lire la presse, écouter la radio et la télévision... tout le monde parle d'une fusin entre égaux alors que FIAT prend de fait le contrôle de RENAULT et personne n'en parle en France !!!!
a écrit le 04/06/2019 à 14:20 :
Sakawa à le groin ruisselant de bave en pensant à ce qu'il pourrait faire dans un groupe comme celui-là, toutefois industriellement et commercialement il est dans de sales draps. Certes il l'appui des vieux bonzes du MITI, ce qui le protège encore pour un temps, mais il n'est pas certain que ce soit suffisant pour le faire passer comme une opportunité alors que Nissan est passée en matrice type BCG de vache à lait à la case problème. Il veut manifestement poser ses conditions, mais pour cela il conviendrait qu'il ait des résultats à montrer, et malheureusement ils ne sont guère convaincants.
a écrit le 03/06/2019 à 23:04 :
Quand on regarde la gamme des voitures FIAT on se demande bien laquelle d’entre elles est susceptible de bien se vendre mais, bon, si fusion il y a, peut-être de nouveaux modèles plus attrayants pourraient apparaître mais quand même, on peut se demander qui a vraiment intérêt à ce que la fusion Renault-FCA ait lieu. Si c’était avec le groupe Volkswagen, ce serait sûrement plus tentant mais avec Fiat Chrysler Automobiles, on se pose des questions. Donc on en reparle dans quelques années quand les résultats de la fusion seront disponibles.
a écrit le 03/06/2019 à 19:36 :
Renault finira par être une filiale de FCA et de Nissan.
a écrit le 03/06/2019 à 19:00 :
En pratique,c'est une prise de contrôle de Renault par FCA.L'état français ne peut pas laisser faire cette opération!.Il est vrai que Le Maire est d'une nullité totale et il pourrait laisser faire cette opération.Par ailleurs,le gouvernement japonais protège Nissan (ce n'est pas le cas ,pour Renault,il n'est pas protégé par le gouvernement français) et il pourrait obliger Renault à vendre ces 43.4%,de participation dans Nissan.
Réponse de le 04/06/2019 à 16:05 :
Que Renault reste français ou passe sous le contrôle de Fiat, franchement tout le monde s’en fiche. Les voitures Renault sont des daubes de toute manière... qui achète encore une Renault ?
a écrit le 03/06/2019 à 18:54 :
Que Fiat rachète 10% de Nissan, et la fusion pourra s'opérer ...!
Après tout, Nissan s'est allié à Mitsubishi et a ainsi renforcer la présence japonaise sans que Renault n'ai eu son mot à dire, non ?
Ceci dit, est-ce le moment pour Renault de s'allier avec un partenaire en si piteux état, sans que ce soit en en prenant le contrôle ...?!
a écrit le 03/06/2019 à 18:05 :
Dans tous les cas Fiat gagnerais à la fusion :
Contrôle réel du groupe par l’actionnaire de référence à 15% EXOR (famille Agnelli), apport des technologies, cash.
Renault peut seulement espérer un amortissement de ses couts sur un plus grand volume.
Et en contrepartie, on le voit, perdre encore davantage le contrôle sur Nissan.
Pas besoin de cette FUSION, où il y aura forcément un perdant (Renault) et un gagnant (Fiat).
Une simple ALLIANCE serait préférable (avec éventuellement un croisement de 15% d’actions au maximum pour ne pas dépasser la part de l’Etat dans Renault).
a écrit le 03/06/2019 à 17:45 :
Outre que cela serait une ... sans nom, cette "alliance" ferait le jeu des japonais qui veulent se libérer de "l'emprise " Renault" depuis...

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