Fragilisée, la filière automobile des Pays de la Loire tente de sortir de la crise
Florence Falvy
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Pour le groupe Sarrel (Sarthe), l'automobile représente son premier donneur d'ordre.
Groupe Sarrel
Florence Falvy
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Pour le groupe Sarrel (Sarthe), l'automobile représente son premier donneur d'ordre.
Groupe Sarrel
Dans les Pays de la Loire, la filière automobile regroupe 410 établissements et emploie quelque 32.700 salariés, d'après l'Insee. En somme, en comptant les sous-traitants, elle emploie plus de salariés que l'aéronautique (17 500 salariés), autre filière structurante pour la région. Elle n'est pas pour autant épargnée par la crise.
Ici, l'industrie automobile est en effet fragilisée par « la difficile transition vers le tout électrique, la concurrence déloyale exercée par la Chine, le ralentissement spectaculaire de la production européenne, l'augmentation des prix des véhicules et la baisse des ventes liée au recul du pouvoir d'achat », déclarait Christelle Morançais, la présidente de région, lors d'une soirée organisée début juillet par la FIEV (le syndicat professionnel des équipementiers), l'UIMM Pays de la Loire et ID4Mobility dédiée à l'avenir de la filière.
Avec, pour conséquences, des fermetures de sites et des licenciements en cascade particulièrement, dans la Sarthe, où la crise de l'automobile plonge le territoire dans l'incertitude. Alors que le géant Valeo a stoppé sa production à La Suze-sur-Sarthe, l'entreprise voisine NTN Transmissions Europe, basée à Allonnes, a quant à elle annoncé la suppression de 127 postes dans les deux ans à venir. Puis c'était au tour de l'équipementier Plastivaloire d'annoncer la fermeture de son usine de Mamers, Ouest Injection, avec une échéance visée à fin 2025. Le Maine-et-Loire est aussi touché depuis que Michelin a annoncé la fermeture de son usine de Cholet, entraînant la suppression de 955 emplois.
Florence Falvy
Micro-réacteurs nucléaires : Antares franchit le cap décisif de la criticité
L’industrie française repasse les 10 % du PIB, mais les usines continuent de fermer
Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise
Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028