Ghosn explique pourquoi il a démissionné de son poste de PDG de Renault

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(Crédits : Regis Duvignau)
Dans un nouvel entretien qu'il a accordé cette fois à des journalistes des "Échos" et de l'AFP qui l'ont trouvé très maître de lui, Carlos Ghosn, depuis sa cellule, nie à nouveau les accusations dont il fait l'objet, affirmant qu'il aurait "ardemment souhaité avoir l'occasion de [s]'expliquer devant le conseil d'administration de Renault".

Avec l'assouplissement de son régime de détention, l'ex-magnat de l'automobile enchaîne donc les interviews depuis son lieu de détention au Japon. Hier, c'était des journalistes japonais du quotidien économique Nikkei, aujourd'hui, ce sont des journalistes français, du quotidien Les Echos et de l'Agence France Presse qui recueillent ses propos. Les journalistes des Echos semblent passablement impressionnés par l'allant de l'ex-Pdg de Renault lors de cette rencontre :

"Il voudrait presque mener l'interview, et il n'a perdu ni de sa prestance ni de son aura", écrivent-ils.

Ce jeudi 30 janvier, dans cet entretien de 15 min, plus bref que celui d'hier, Carlos Ghosn a justifié sa décision de démissionner de ses fonctions de Pdg de Renault par la nécessité de donner au groupe une gouvernance plus pérenne, mais regrette de n'avoir pu s'en expliquer devant le conseil d'administration.

"On ne pouvait pas maintenir Renault dans une situation où la gouvernance était temporaire. Quand j'ai appris que ma caution était de nouveau refusée, j'ai décidé de démissionner"explique-t-il. "Mais j'aurais ardemment souhaité avoir l'occasion de m'expliquer devant le conseil d'administration de Renault."

"Je suis seul face à une armée qui me jette des horreurs au visage"

Le groupe au losange a nommé une semaine plus tôt, jour pour jour, le président de Michelin Jean-Dominique Senard pour succéder à Carlos Ghosn à la présidence du groupe.

"Je suis si fier d'avoir conduit cette entreprise de 2005 à 2018 et de l'avoir aidé à se transformer en un groupe si fort, en termes de profitabilité, de croissance, de qualité des produits et de technologies", a-t-il ajouté. "Les résultats financiers de 2018 vont d'ailleurs être excellents."

Carlos Ghosn a rejeté à nouveau les accusations portées contre lui, estimant être victime d'un complot visant notamment son projet de renforcer l'intégration entre Renault et Nissan. "Je suis seul face à une armée qui me jette des horreurs au visage", a-t-il alors lâché.

(Avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 01/02/2019 à 10:03 :
On a un otage au Japon. Rien ne justifie de maintenir Mr Ghosn en prison. Libérer le qu'il puisse au moins se défendre. Là c'est un lynchage écoeurant, alors que l'accusation n'a rien. Digne du moyen âge, ou on tente d'obtenir des aveux sous la torture.
a écrit le 01/02/2019 à 8:53 :
mesdame mesieurs les journalistes
arretez de glorifier ce genre de personnage l'inventeur de l'espionite chez Renault
pour son intérêts personnel
la glorification comme en son temps de m Cahuzac et autre m Lagarde qui bien que condamne a garder son poste
avec non pas la complicite de la justice mais celle des personnes de la justice
comme pour la vente d'alstom incapables de defendre la France
ceci est une haute trahison
a écrit le 31/01/2019 à 19:39 :
Ghosn a construit et remplie les usines au Maroc en Roumanie en Turquie,

en vidant les usines de la France

maintenant il se plaint de vivre dans le plus grande vide

moralité bien ordonnée ... que Ghosn demande de l'aide au Marocains, aux Roumains et aux Turques,
Réponse de le 01/02/2019 à 10:12 :
Ghosn fait de l'alliance Renault le N°1 mondial du secteur auto. Et je ne vois pas en quoi ça intéresse l'affaire au Japon.
a écrit le 31/01/2019 à 16:24 :
A t il commis des malversations la justice le dira, à condition que la magistrature japonaise n'en fasse pas une affaire nationaliste, mais on doit reconnaitre à ce Monsieur, malgré un certaine mégalomanie mais à ce niveau qui ne l'a pas, lorsque l'on voit les petits députés, sénateurs ou ministres l'avoir, un grand patron, vite lâché d'ailleurs par les petits mégalos de la politique en premier lieu le ministre de l'économie qui brille plus par le discours que par les résultats à la différence de M. Ghosn.
a écrit le 31/01/2019 à 15:32 :
Le complot est de plus en plus évident. Appel au boycott de tous les produits japonais. et recommandation à tous les étrangers qui exercent des responsabilités dans les entreprises japonaises, de ne plus mettre les pieds au Japon.
a écrit le 31/01/2019 à 15:05 :
Un gars qui touche seulement 0.1% de ce qu'il rapporte se fait arnaquer dans les grandes largeurs.
Pas sûr qu'il soit soit si bon que ça en fait.
a écrit le 31/01/2019 à 13:45 :
L'alliance Renault Nissan est morte, les faits sont trop importants. Le Japon est un vassal des États-Unis, jamais il se serai compromis de lui-même.
Tout cela au profit de Trump ayant bien remis à sa petite place le président Français.
Ghosn n'est qu'un riche pantin dans cette affaire.
a écrit le 31/01/2019 à 13:27 :
Il a fait son temps .
Dure chute certes mais je pense qu'il des coussins pour amortir !
a écrit le 31/01/2019 à 11:14 :
Malhonnête, le système judiciaire japonais n'a rien à envier au système judiciaire Chinois!! ...Il est indigne que l'Etat français laisse tomber son soldat à ce moment clé!! Est-ce parce que Ghosn n'est pas un petit gars blanc aux yeux bleus??!!
Réponse de le 31/01/2019 à 12:38 :
Hallucinant de lire de telles conneries, quand le gouvernement tape sur les gars blancs aux yeux bleu, les éborgne, leur arrache les mains comme au moyen age et s'apitoie sur d'autres pas très blanc bleus à l'hopital...

Encourage l'immigration la favorise en détruisant la lybie qui la contenait...

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