L'avocat de Carlos Ghosn s'en prend frontalement au parquet de Tokyo
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ISSEI KATO
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Me Zimeray estime ainsi que "tout a été fait pour enraciner, avant son procès, l'idée de la culpabilité de Carlos Ghosn, notamment la distillation dans la presse de 'confidences' systématiquement à charge et ne laissant aucun doute possible sur leur origine: le procureur de Tokyo".
Me Zimeray affirme que "le traitement réservé à notre compatriote est discriminatoire", et que "cet acharnement d'exception compromet la possibilité d'un procès équitable".
L'avocat de M. Ghosn ajoute en outre qu'en France, "les grands principes n'ont pas résisté longtemps à la quête de bonne conscience, primant celle de la vérité", expliquant que le conseil d'administration de Renault a privé son ancien dirigeant de ses droits à rémunération et retraite "sans attendre d'y voir clair", et que des extraits d'un audit "ont été répandus avant même que le principal intéressé n'ait été appelé à se justifier".
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Carlos Ghosn a été arrêté le 19 novembre 2018, à son atterrissage à Tokyo. Le dirigeant franco-libano-brésilien de 65 ans est soupçonné d'avoir omis de déclarer une grande partie de ses revenus aux autorités boursières entre 2010 et 2015.
Libéré sous caution en avril, il attend aujourd'hui au Japon son procès.
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