Carlos Ghosn dans le collimateur du fisc français

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L'ancien PDG de Renault-Nissan Carlos Ghosn.
L'ancien PDG de Renault-Nissan Carlos Ghosn. (Crédits : ISSEI KATO)
L'administration française a entamé un examen pointilleux de la situation fiscale personnelle de l'ex-PDG de Renault-Nissan, en délicatesse avec les justices japonaise et française, croit savoir le quotidien Libération.

L'administration française passe au crible la situation fiscale personnelle de l'ex-PDG de Renault-Nissan Carlos Ghosn, rapporte, ce lundi 24 juin, le quotidien Libération. Selon le journal, il s'agit d'un contrôle "à la loupe" et très pointilleux de tous les revenus perçus ces dernières années par l'ancien dirigeant. Une notification à ce sujet lui a été envoyée ainsi qu'à son épouse. Toujours selon le quotidien, la Direction nationale des vérifications de situation fiscale (DNVSF), chargée des 6.000 contribuables les plus riches de l'Hexagone, est à la manette pour cette enquête.

Ce type de contrôle, parti pour durer près d'un an, va se traduire par "un examen à la loupe de tous les revenus perçus par Carlos Ghosn depuis plusieurs années" explique Libération. L'une de ses principales missions sera de vérifier la résidence fiscale de Carlos Ghosn, déclarée depuis 2012 aux Pays-Bas, où siège la filiale néerlandaise Renault-Nissan BV. Un des avocats français de Carlos Ghosn, François Zimeray, contacté par Reuters, a dit ne pas en être informé.

La gestion d'une filiale néerlandaise de Renault-Nissan mise en cause

Le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, avait annoncé au début du mois que l'Etat, actionnaire de Renault, transmettrait à la justice tous les éléments relatifs aux faits mis au jour par un audit interne et qu'il y aurait une plainte. Le Conseil d'administration du constructeur automobile avait annoncé que cet audit mettait en cause la gestion d'une filiale néerlandaise de Renault-Nissan, RNBV, et des dépenses engagées par cette société à hauteur de 11 millions d'euros.

Une enquête préliminaire a par ailleurs déjà été ouverte le 31 mai par le parquet national financier (PNF) sur des contrats passés par l'ancienne ministre et ex-députée européenne Rachida Dati et par le spécialiste des questions de sécurité Alain Bauer avec l'alliance Renault-Nissan. La justice japonaise accuse pour sa part Carlos Ghosn de malversations financières

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Commentaires
a écrit le 25/06/2019 à 7:08 :
Haro sur le baudet! A propos: nos ministres ont-ils régularisé leur situation fiscale? J'avais lu qu'ils étaient, pour la grande MAJORITE, en dehors des clous; situation paradoxale, dans un pays où le fisc est tout... et la situation financière inquiétante.
a écrit le 24/06/2019 à 20:35 :
"CG dans le collimateur du fisc français" : Faux
a écrit le 24/06/2019 à 17:52 :
minables, ils ne valent pas mieux que les japonais
il ne peut pas se defendre, il est en prison au japon
pour le quotidien c'est un secret de polichinelle que de toute facon les gros dossiers comme le sien sont scrutes en permanence par des brigades speciales
souhaitons par retour que renault coule
ca fera des bons chomeurs qu'on pourra envoyer a bercy pour protester, apres avoir donne le nom des protagonistes du dossier, bien sur
name and shame, comme on dit chez les ultraneopaleogauchistes
a écrit le 24/06/2019 à 16:12 :
C est triste de voir à quel point la justice et le fisc sont utilisé dans notre pays à de fins politique et polititiciennes dans notre pays
a écrit le 24/06/2019 à 15:01 :
C’est notre système qui engendre cela, on adore la diplomite et l’élitisme qui en découle et on considère que les heureux élus sont au dessus des lois. Le mouvement des gilets jaunes tout décousu qu’il soit ramène notre belle république à la raison. Merci en passant au Japon et à quelques autres pays plus intègres sinon la France aurait tôt fait de passer pour un état bananier.k
a écrit le 24/06/2019 à 14:10 :
Merci qui ? Merci les japonais. Sans eux, le fleuve et les rivières continueraient leur bonhomme de chemin. C'est tout de même un peu surprenant que l'État connaissant depuis son origine l'existence de la société-mère aux Pays-Bas, commence de regarder la situation de M. Ghosn. On peut se demander qui le soutenait ? L'omerta est la culture de notre pays. On le voit, une fois de plus. On.peut même dire l'omerta royale, tant le fait du prince existe.... Pourvu que ça dure !
a écrit le 24/06/2019 à 13:16 :
Bien ils est regrettable que le fisc francais s'intéresse au cas de se monsieur.... Surtout qu'il est déjà inquiété par la justice japonaise... Îls y a bien longtemps qu'il aurait fallut contrôler le ças de se grand patron.
a écrit le 24/06/2019 à 12:52 :
Voilà ce que c'est de demander de l'aide a ses complices, ils vous lâchent avant que cela ne "brûle trop pour leur matricule"!
a écrit le 24/06/2019 à 12:12 :
Nos ancetres les Romains l'avaient dit : la roche tarpéienne est proche du Capitole .
Mais je trouve que ça fait acharnement à retard après des années de complaisance .
Vae victis disait César .

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