Le constructeur automobile Volkswagen taille dans ses effectifs

Le groupe VW vise un part de 70% de voitures électriques dans ses ventes européennes à l'horizon 2030.
FABIAN BIMMER

Le groupe VW vise un part de 70% de voitures électriques dans ses ventes européennes à l'horizon 2030.
FABIAN BIMMER
Nouvelle cure d'austérité pour le géant allemand de l'automobile Volkswagen : le groupe a annoncé dimanche un plan de suppression d'emplois, non chiffré précisément, mais qui pourrait concerner jusqu'à 5.000 postes d'ici fin 2023. Un accord avec le comité d'entreprise du groupe a été signé avec la direction, indique un communiqué du constructeur, sur « un ensemble complet de mesures de régulation par l'âge » de sa masse salariale.
Le groupe s'attend à ce que près de 900 salariés acceptent un plan de départ de retraite anticipée à court terme, tandis que 2.000 à 4.000 personnes pourraient quitter l'entreprise dans le cadre d'une cessation progressive d'activité. Selon l'édition du dimanche du Handelsblatt, Volkswagen a provisionné 500 millions d'euros pour financer ce plan.
Ce plan de réduction des coûts est destiné à financer la transition du constructeur vers l'électrique, engagé depuis deux ans à marche forcée. Le groupe compte en effet doubler, par rapport à ses prévisions initiales, la part de ses véhicules électriques dans ses ventes européennes d'ici 2030, face à une législation européenne de plus en plus contraignante sur les émissions carbone.
En 2030, 70% des voitures vendues en Europe seront ainsi électriques, une part qui sera de 50 % aux Etats-Unis et en Chine. Objectif : devenir le leader de l'électrique en Europe. Et pour y parvenir, le groupe compte lancer au moins un nouveau modèle par an. A l'automne dernier, le constructeur a lancé son modèle ID.3, entièrement conçue sur une base technique 100% électrique, et qui est devenue la deuxième plus forte vente européenne en décembre, toutes motorisations confondues.
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Cette transition nécessite des investissements colossaux. Le groupe entend investir plus de 30 milliards d'euros dans la mobilité électrique. Ce financement passe ainsi par des mesures de réduction des coûts. D'autant que le groupe, mal noté sur les marchés financiers sur les critères ISR, doit convaincre sur la volonté de changer de modèle. Selon des rumeurs de marché, le groupe pourrait même envisager d'introduire en Bourse sa marque Porsche pour lever du cash, à l'instar ce qu'avait fait Fiat avec Ferrari.
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