Le patron de Volkswagen serait démis vendredi

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Article publié à 14h56, mis à jour à 19h01.
Il ne devrait pas survivre pas au scandale sur les moteurs diesel survenu vendredi dernier. Le patron de Volkswagen Martin Winterkorn serait poussé à la porte vendredi par le conseil de surveillance, rapporte mardi le journal allemand Tagesspiegel sur la foi de sources non identifiées proches de l'organe de contrôle.
Martin Winterkorn n'a plus la confiance du conseil de surveillance, explique le quotidien berlinois. C'est Matthias Müller, le patron de Porsche, filiale de Volkswagen, qui doit lui succéder, selon le journal.
Volkswagen n'était pas joignable pour commenter cette information, précise l'AFP. Mardi, la chancelière allemande Angela Merkel a réclamé au groupe "une totale transparence" et des explications rapides, et souligné que le ministre allemand des Transports, Alexander Dobrindt, était "en contact étroit" avec la société.
Martin Winterkorn, 68 ans, aux manettes depuis 2007, était sorti victorieux au printemps dernier d'un duel avec le patriarche du groupe Ferdinand Piëch, et avait assis sa main mise sur le groupe. Il devait théoriquement être prolongé de deux ans à son poste vendredi, jusqu'à fin 2018.
Selon la presse allemande, les membres les plus influents du conseil de surveillance, réunis en un sous-comité appelé présidium, doivent se réunir déjà mercredi au siège du groupe à Wolfsburg (nord) et entendre Martin Winterkorn. Volkswagen n'a pas confirmé.
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Dans une allocation vidéo diffusée sur le site de Volkswagenmardi après-midi, Martin Winterkorn s'est dit "infiniment désolé" d'avoir "déçu la confiance" de millions de personnes. "Je m'excuse profondément auprès de nos clients, des autorités et de l'opinion publique dans son ensemble pour cette faute", a déclaré le patron de VW, tout en indiquant ne pas avoir à l'heure actuelle "les réponses à toutes les questions".
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En appelant à ne pas jeter le discrédit sur le travail des 600.000 salariés que compte le groupe dans le monde, il a promis des éclaircissements "aussi rapides, approfondis et transparents que possible" et
Martin Winterkorn n'a toutefois pas parlé de démission.
(Avec AFP)
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