Les marques premium, le grand atout de Stellantis

Marie Nidiau
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GONZALO FUENTES

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« Nous allons sortir de la bagarre prévisible des véhicules généralistes par la montée en gamme ». Cette phrase, prononcée par Jean-Philippe Imparato, directeur général d'Alfa Romeo dans en entretien pour La Tribune, résume l'une des clés de la réussite du groupe Stellantis, lequel, pour rappel, a dégagé un bénéfice net record de 16,8 milliards d'euros en 2022. Car, comme le demande son PDG Carlos Tavares, le groupe continue de miser sur le premium, notamment sur le marché du véhicule électrique. Une stratégie payante, puisqu'en février, ses marques premium et luxe (Maserati) étaient en forte croissance. L'objectif du groupe à terme est ambitieux : multiplier par 4 les recettes nettes et par 5 les profits du segment d'activité premium et luxe d'ici à 2030.
Comme pour l'ensemble des constructeurs, le véhicule électrique reste le fer de lance de Stellantis. Le groupe souhaite pour cela lancer ses premiers modèles proposés exclusivement en électrique sur ses gammes premium et luxe. Ils seront les pionniers de cette transition. Une décision plutôt logique, puisque les véhicules électriques sont plus coûteux que les versions thermiques et s'adressent pour le moment à une clientèle aisée.
Alfa Romeo est aujourd'hui la plus ambitieuse des marques premium. Alors que ces modèles sont tous aujourd'hui proposés en thermique ou en version hybride, la marque italienne promet de ne proposer que des voitures électriques d'ici à 2027. La première voiture électrique sortira en 2024 et sera accompagnée d'une version hybride. Le 100% électrique sera présenté à partir de 2025.
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Annoncé il y a un an par Carlos Tavares, ce tournant vers l'électrique va coûter 30 milliards d'euros d'ici à 2025, avec des investissements prévus dans le développement des logiciels et de l'électrification. Objectif : contrôler 80% de la valeur des véhicules électriques grâce à la construction de cinq gigafactories dans le monde, dont trois en Europe. Plusieurs projets ont d'ores et déjà été annoncés ces derniers jours comme l'investissement d'un montant de 155 millions d'euros dans trois usines aux Etats-Unis pour développer les modules de propulsion électriques, ou celui, d'un même montant, dans une société de production de cuivre en Argentine.
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