Les ventes de voitures chinoises se stabilisent en Europe
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La BYD Seal U DM-i est le premier modèle hybride rechargeable du géant chinois sur le Vieux Continent.
Reuters
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La BYD Seal U DM-i est le premier modèle hybride rechargeable du géant chinois sur le Vieux Continent.
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L'année 2024 n'a pas été aussi florissante que l'exercice précédent pour les cadors chinois de l'automobile. Interrogé par La Tribune, le cabinet Inovev fait état d'une stagnation de leurs ventes sur le Vieux Continent, alors qu'elles avaient presque doublé en 2023. Plus concrètement, les BYD et autres MG n'ont écoulé « que » 377.000 véhicules sur les onze premiers mois de l'année dernière, contre 393.000 sur la totalité de l'exercice précédent.
Cette tendance concerne aussi leurs fleurons que sont leurs voitures électriques. Sur les onze premiers mois de 2024, les constructeurs chinois en ont vendu 180.000 exemplaires, contre 216.000 sur toute l'année 2023. Leur part de marché recule même d'un point sur ce segment stratégique, à 10%, après une progression fulgurante de trois points en 2023.
Ces chiffres illustrent les difficultés rencontrées par les constructeurs chinois. Ces champions des voitures électriques pâtissent d'abord, comme leurs concurrents, d'une demande atone sur ce segment en Europe. Sur ce même créneau, ils doivent également composer, depuis le mois d'octobre, avec un durcissement des droits de douane. Cela explique en partie pourquoi les constructeurs chinois ne s'attendent pas à voir leurs exportations globales crever le plafond cette année. Après avoir flambé de plus de 19% en 2024, celles-ci ne devraient progresser que de 5,8% cette année, à 6,2 millions d'unités, d'après les projections de l'Association chinoise des constructeurs automobiles (CAAM) publiées ce lundi.
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Cela n'entame toutefois pas les ambitions de la Chine. Pékin a fait de l'Europe sa grande priorité pour permettre à son industrie automobile de continuer à grandir à l'international. C'est d'autant plus le cas depuis l'élection de Donald Trump, qui devrait, sans nul doute, continuer à empêcher les voitures chinoises de pénétrer aux États-Unis. Pour donner un coup de fouet à leurs exportations en Europe, les constructeurs n'en font pas mystère : outre les voitures électriques, ils misent désormais sur les hybrides pour poursuivre leur essor.