Malgré le divorce avec Trump, Musk n’arrive pas à redresser Tesla
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Rien n'y fait. Le brutal divorce d'Elon Musk avec le président américain, Donald Trump, n'a pas relancé la machine Tesla. Le constructeur californien (d'origine) de voitures électriques a affiché durant le deuxième trimestre une chute de 13,5 % de ses ventes mondiales (à 384 100 unités). Après déjà un recul de 13 % au premier trimestre. Dans l'Union européenne, le plongeon est particulièrement brutal (-45 % sur cinq mois à 50 400 unités à peine). Et ça ne se redresse pas. pour le seul mois de mai, les immatriculations de la firme américaine sont en retrait de 40 %. En France, la marque suit la tendance générale (-39 % durant le premier semestre).
Important contributeur à la campagne présidentielle de Donald Trump (270 millions de dollars), l'homme le plus riche du monde a ensuite piloté le très controversé département chargé de l'efficacité gouvernementale (Doge) destiné à brutalement réduire les dépenses fédérales. Elon Musk l'a quitté en mai pour se consacrer à ses entreprises. Et, depuis, les relations entre les deux hommes sont conflictuelles. Elon Musk a ainsi critiqué violemment le projet de budget américain. « Tout ce que je demande, c'est qu'on ne conduise pas l'Amérique à la faillite », a tancé le milliardaire sur X, accusant les républicains de soutenir « l'esclavage par la dette ». Elon Musk s'était attiré évidemment les foudres de son ex-ami. « Il est en train de perdre ses subventions pour les véhicules électriques. Il est très fâché, mais vous savez, il pourrait perdre bien plus que ça », déclarait au début du mois Donald Trump Le président affirmait que « sans subvention, Elon aurait probablement dû fermer boutique et retourner chez lui en Afrique du Sud ».
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Politiquement incorrecte, la brouille n'a pas pour autant réconcilié les amateurs de Tesla avec leur marque fétiche. La colère contre l'ancien conseiller spécial de Donald Trump, mais aussi celui qui a pris position pour le parti ultranationaliste allemand AFD, est loin d'être retombée sur les forums de propriétaires de ses véhicules. Ceux qui voulaient passer pour des écologistes exemplaires, des progressistes patentés, ont depuis quelques mois l'impression d'être montrés du doigt... négativement.