Le constructeur automobile chinois a dévoilé mercredi sa nouvelle citadine électrique, au prix de 19 990 euros pour 220 kilomètres d’autonomie. Ce véhicule entre en concurrence directe avec les modèles européens, malgré les surtaxes imposées par l’Union européenne.BYD s'attaque au marché des petites citadines électriques, très prisées en Europe et en France. Le constructeur chinois, qui jusqu'ici avait surtout investi le marché des voitures premium, a présenté son dernier modèle, la Dolphin Surf, disponible à partir de 19 990 euros pour 220 kilomètres d'autonomie dès ce mercredi 21 mai.
Ce nouveau véhicule entre en concurrence frontale avec des modèles européens comme la Citroën ë-C3 (à partir de 18 947 euros, jusqu'à 320 kilomètres d'autonomie), la Fiat Grande Panda (à partir de 18 900 euros, 320 euros d'autonomie), la Peugeot E-208 (à partir de 23 150 euros, jusqu'à 433 kilomètres d'autonomie) ou encore la Renault R5 (à partir de 25 990 euros, jusqu'à 410 kilomètres d'autonomie).
Malgré les surtaxes européennes sur les voitures électriques chinoises -- de 17 % pour BYD, qui s'ajoutent à 10 % de taxe déjà en place -- « BYD se considère compétitif et attaque quand même ce marché, à l'inverse de certains de ses compatriotes, qui mettent plutôt le paquet en Europe sur les véhicules hybrides et hybrides rechargeables qui, eux, ne subissent pas les surtaxes », souligne Arnaud Aymé, CEO France de Sia Partners.
« Un prix plancher très bas »en Chine
Cela s'explique par « un prix plancher très bas » en Chine, explique le spécialiste du secteur. « L'équivalent de ce véhicule en Chine, la Seagull [mouette], est vendu deux fois moins cher par BYD. » Cette différence de prix entre la Chine et l'Europe s'explique « par les surtaxes supplémentaires, mais aussi par des équipements en plus pour se conformer à la réglementation européenne », précise-t-il auprès de La Tribune.