Mercedes, Smart, camions... Daimler accélère sa transformation
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Michaela Rehle
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La transformation du groupe Daimler a franchi une nouvelle étape avec l'annonce de la scission de la division camion. "C'est un moment historique pour Daimler et le début d'une réorganisation profonde de l'entreprise", a ainsi déclaré Ola Källenius, le PDG du célèbre groupe automobile allemand (Mercedes, Smart...)
Le groupe a annoncé mardi qu'il allait se séparer de la division "Truck and Bus", valorisée autour de 35 milliards d'euros. Cette division qui engrange 45 milliards d'euros de chiffre d'affaires par an, est sur le podium des plus gros constructeurs de poids lourds du monde avec Volvo et l'ensemble Man-Scania, filiale de Volkswagen. Ce spin-off devrait essentiellement profiter aux actionnaires du groupe (qui sera rebaptisé Mercedes-Benz) puisqu'une large part du capital leur sera reversée à travers une distribution d'actions. Le reste sera introduit à la Bourse de Francfort, avant la fin de l'année, et pourrait être un candidat pour intégrer le Dax comme l'une des plus grosses valeurs cotée en Allemagne.
En 2019, la division, qui prendra l'appellation de "Daimler Trucks", avait enregistré une marge opérationnelle de plus de 6% soit deux fois plus que la division automobile qui réalise néanmoins deux fois plus de chiffre d'affaires.
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Succédant à Dieter Zetsche, Ola Källenius a, dès son arrivée en mai 2019, annoncé la couleur : transformer le groupe Daimler de fond en comble. L'une de ses décisions les plus spectaculaires avait été la délocalisation de la production de Smart en Chine, réservant l'usine d'Hambach en Lorraine à la production d'une Mercedes électrique, avant d'annoncer la revente pure et simple du site. La faible rentabilité de Smart a eu raison de l'aventure de cette marque dans sa version made in France, d'autant qu'elle est passée au tout électrique. Autre décision notoire : aux Etats-Unis, la marque Mercedes a cessé de vendre des berlines pour se concentrer sur les SUV, plus rentables.