Renault répond aux fuites du rapport accablant de la DGCCRF sur ses diesels

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Le groupe Renault a réaffirmé mercredi qu'il respectait les règles d'homologation des véhicules, après la publication par le journal Libération d'un extrait de procès-verbal du gendarme de Bercy qui a contribué à l'ouverture d'une information judiciaire pour "tromperie".
Selon le procès-verbal cité par Libération, la Direction générale de concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) soupçonne Renault d'avoir installé un "dispositif frauduleux" afin de fausser des tests sur les émissions de polluants des moteurs.
Le constructeur automobile "a trompé les consommateurs sur les contrôles effectués et notamment le contrôle réglementaire de l'homologation sur les émissions de polluants", est-il écrit dans ce document datant de novembre.
Selon Libération, le document met en lumière des écarts importants entre les performances de certains moteurs Renault au moment de leur homologation en laboratoire et leur utilisation en conditions réelles, en particulier les modèles Renault Captur et Clio IV qui dépasseraient le seuil réglementaire d'émission de dioxyde de carbone de respectivement 377% et de 305%.
"Le Groupe Renault a pris connaissance d'un article déséquilibré paru ce jour dans la presse nationale relatif au dossier 'émissions'. Cet article indique citer des extraits choisis d'un procès-verbal rédigé par la DGCCRF", a souligné l'entreprise automobile dans son communiqué de mercredi.
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"Le Groupe Renault n'entend pas commenter une instruction en cours, procédure confidentielle par nature et à laquelle l'entreprise n'a, à ce stade, pas accès. Renault ne peut en conséquence confirmer la véracité, l'exhaustivité et la fiabilité des informations contenues dans cet article. Renault justifiera de son respect de la règlementation et réserve ses explications aux magistrats en charge d'instruire ce dossier", selon la même source.
(Avec AFP)
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