Takata, numéro 2 mondial des airbags, finit emporté par le scandale

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Le passif total de Takata est évalué à 1.700 milliards de yens (13,4 milliards d'euros) par Tokyo Shoko Research.
Le passif total de Takata est évalué à 1.700 milliards de yens (13,4 milliards d'euros) par Tokyo Shoko Research. (Crédits : Toru Hanai)
La firme japonaise, vieille de plus de 80 ans, a été terrassée par un scandale d'airbags défectueux responsable d'au moins 16 décès et du rappel de quelque 100 millions d'unités dans le monde, le plus important de l'histoire automobile.

La fin aura été lente et prévisible pour Takata. L'équipementier automobile japonais, lourdement endetté après une massive campagne de rappels d'airbags défectueux, a annoncé lundi avoir déposé le bilan aux États-Unis et au Japon.

La firme japonaise, vieille de plus de 80 ans, a été terrassée par un scandale d'airbags défectueux responsable d'au moins 16 décès et du rappel de quelque 100 millions d'unités dans le monde, le plus important de l'histoire automobile. Dans un communiqué, le groupe a précisé avoir conclu un accord pour vendre ses activités à Key Safety Systems (KSS), un équipementier américain contrôlé par le chinois Ningbo Joyson Electronic, pour le montant de 175 milliards de yens (1,4 milliard d'euros).

"KSS va acquérir l'essentiel des actifs de Takata, à l'exception de certains actifs et opérations liés aux coussins de sécurité" mis en cause dans le scandale, a déclaré la firme américaine dans un document distinct.

La combinaison des deux ensembles formera "un fournisseur de premier plan avec environ 60.000 salariés dans 23 pays", a-t-elle ajouté, promettant de maintenir les effectifs de Takata et ses usines au Japon.

Graph Takata Statista

[Crédits : Statista.]

Plus de 13 milliards d'euros de dette

Le passif total de Takata est évalué à 1.700 milliards de yens (13,4 milliards d'euros) par Tokyo Shoko Research. Ce qui marque la plus importante faillite d'un industriel dans le Japon d'après-guerre.

Des articles de presse avaient fait état un peu plus tôt d'une mise en faillite imminente, et le Tokyo Stock Exchange (TSE) avait annoncé dans la foulée la suspension des transactions sur le titre dans l'attente de "la confirmation de la véracité" de ces informations. Le titre sera radié le 27 juillet, a précisé le TSE. Les rumeurs de dépôt de bilan avaient fait plonger la semaine dernière l'action Takata des trois-quarts de sa valeur, avant un rebond spéculatif de 45% vendredi. Depuis la révélation publique de l'affaire début 2014, elle a fondu de 95%.

Le dépôt de bilan laisse cependant des questions en suspens. Honda Motor, le premier client deTakata, a annoncé lundi qu'aucun accord définitif n'avait été conclu quant aux responsabilités du groupe dans les rappels de véhicules équipés d'airbags défectueux.

(avec AFP et Reuters)

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Commentaires
a écrit le 26/06/2017 à 14:18 :
S'ils avaient envie de tuer c'était dans les laboratoires pharmaceutiques qu'il fallait investir...

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