Les électriques ne décollent toujours pas. Leurs immatriculations ont reculé certes un peu moins (-4,4 %) que le marché français dans son ensemble (-7,9 % de janvier à juillet), selon les chiffres publiés ce vendredi par la Plateforme automobile française (PFA). Il n'empêche. Malgré les déploiements de nouveaux modèles « zéro émission » plus accessibles comme la Renault R5 ou la Citroën ë-C3, ces véhicules ne représentent que 17,5 % du marché auto tricolore. Très, très loin derrière les modèles hybrides (motorisation thermique avec assistance électrique), qui s'arrogent désormais 44,8 % du marché. Les ventes d'hybrides ont grimpé de 30 % durant les sept premiers mois de l'année. Les électriques restent même largement derrière les bons vieux modèles à essence traditionnels (23 % du marché auto tricolore).
La France est pourtant dans les pays de pointe en Europe. Dans l'ensemble de l'Union, les électriques représentent en effet 15,6 % du marché à peine. Les hybrides pèsent pour leur part près de 35 %. La part jugée trop basse des électriques par les pouvoirs publics est fâcheuse. Afin d'être en conformité avec les règles initialement prévues par la Commission européenne, les immatriculations de voitures électriques devraient en effet dépasser les 22 % du marché sur l'année en Europe. On en est très loin.
L'ancien directeur général de Citroën Thierry Koskas, remplacé au printemps dernier, évoquait ainsi un minimum obligatoire de 25 % pour sa marque. Totalement inatteignable. Même Renault, qui fut le pionnier de l'électrique en Europe avec sa petite Zoé il y a treize ans et vient de lancer ses R5 et R4, n'a pas dépassé 16 % de ses ventes avec ses électriques sur le premier semestre en Europe. Contre 43 % pour les hybrides.