Mondial de l'automobile : l’éternel retour vers le futur
Alexandre Lazerges
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A partir de demain, tous les regards se porteront vers le stand Renault au Mondial de l'auto, au centre du hall 6.
LTD/Renault
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A partir de demain, tous les regards se porteront vers le stand Renault au Mondial de l'auto, au centre du hall 6.
LTD/Renault
Dès demain, tous les regards se porteront vers le stand Renault au Mondial de l'auto, au centre du hall 6. À 9 h 05, le directeur général de la marque, Luca de Meo, dévoilera la Renault 4 E-Tech, réinterprétation 100 % électrique de la célèbre 4L produite par le constructeur à plus de 8 millions d'exemplaires entre 1961 et 1992. Cette nouvelle venue sera exposée aux côtés de la nouvelle Renault 5 E-Tech et du show-car R17 électrifié destiné à glorifier le passé du Losange. La marque n'y va pas par quatre chemins et fonce bille en tête dans la « newstalgie », autrement dit ce sentiment réconfortant du retour au passé, mais pas n'importe lequel : le meilleur du passé, un passé amélioré, restauré et modifié (le principe du « restomod »), remis au goût du jour.
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« La newstalgie n'est pas une commémoration du passé ni une régression du type "c'était mieux avant", éclaire le sociologue Ronan Chastellier, qui a analysé le phénomène pour Renault. Elle se présente comme une réinvention, qui veut rendre tout ce qu'elle touche ultra-moderne et désirable. » Et ça marche, puisque la R5 E-Tech néovintage, dont les livraisons doivent débuter en décembre, connaît un engouement remarquable avec déjà 75 000 précommandes alors que seule la version la plus onéreuse à 29 490 euros (bonus de 4 000 euros déduit) est en vente. Le directeur du Mondial de l'auto, Serge Gachot, n'est pas étonné : « Luca de Meo a ressuscité la Fiat 500 avec succès en 2007 et sauvé la marque italienne. Il applique la même recette à Renault depuis qu'il en a pris la direction en 2020. » L'enjeu de la présentation de la nouvelle R4 E-Tech s'annonce donc considérable.
Alexandre Lazerges
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