Ventes d’actions Nissan, scission de Renault… Luca de Meo lève tous les tabous
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Luca de Meo.
Renault
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Luca de Meo.
Renault
Luca de Meo n'avait pas exagéré lorsqu'il avait annoncé sa "Renaulution", contraction des mots révolution et Renault. Après avoir bousculé les équipes de design, la branche commerciale, la production.... L'Italien, arrivé à la tête du groupe automobile français en juillet 2020, s'attaque désormais au morceau le plus dur mais aussi le plus politique: sa structure actionnariale.
Il y a deux semaines, alors qu'il recevait le prix de l'Homme de l'Année dans l'automobile, attribué par le Journal de l'Automobile, il confirmait à des journalistes qu'un groupe de travail avait été créé pour réfléchir à une scission du groupe Renault entre ses activités électriques et thermiques, suscitant la stupeur. Il a assuré que si scission il y avait, le Renault canal historique garderait évidemment le contrôle de la partie électrique. Mais pourquoi une telle opération ?
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Renault qui sort de plusieurs années de crise financière a pourtant annoncé des résultats positifs en 2021, mais le groupe est encore en convalescence. Il est loin d'atteindre les ratios de rentabilité du secteur et reste encore fragile. Son retrait de Russie a d'ailleurs mis du plomb dans l'aile au groupe français puisqu'il représentait son deuxième marché au monde. Le marché russe était également promis à d'importants projets de croissance et de rentabilité qui devait être porté par une nouvelle gamme dédiée. Cet épisode a achevé en Bourse le titre Renault qui a encore plongé de plus de 20% depuis le déclenchement du conflit russo-ukrainien. "Dans sa configuration bilancielle, le titre Renault est sous pression et offre peu de marges de manœuvre à la direction", observe Benjamin Sacchet. Autrement dit, impossible de se refinancer sur les marchés, d'où l'idée de la scission.