Arrêt ou maintien des chantiers ? Le coup de gueule d'un promoteur immobilier
César Armand

Photo d'illustration
ERIC GAILLARD
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Qui croire ? C'est la question que se pose actuellement les professionnels du bâtiment et des travaux publics (BTP) depuis lundi soir. Entre le président de la République qui a déclaré "nous sommes en guerre" et le gouvernement qui leur demande plusieurs fois par jour de "ne pas abandonner" leurs chantiers, ils ne savent plus sur quel pied danser.
Dès mardi soir, les trois fédérations (Capeb, FFB, FNTP) avaient, pourtant, demandé un "arrêt temporaire" des constructions le temps de "s'organiser", mais l'exécutif n'en a cure et leur rétorque que"c'est la responsabilité de la filière". "Ils ne savent pas ce qu'est un chantier, c'est une usine à l'air libre !", s'agace un important promoteur immobilier du Grand Paris auprès de La Tribune.
En première ligne, ce professionnel qui se tient informé des conférences téléphoniques entre les acteurs publics et privés assure que "90% des entreprises ont déjà abandonné leur chantier". "Ils disent aux maîtres d'ouvrage: "C'est votre problème !"
"Il est bien évidemment admis que les personnes qui exercent une activité qui les oblige à travailler en extérieur - chantiers de bâtiments et travaux public notamment - doivent la poursuivre", a toutefois déclaré le ministre de l'Intérieur dans un courrier adressé mercredi et que l'AFP a pu consulter.
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Le promoteur immobilier pense, lui, déjà à l'après et demande que le bilan des entreprises puisse être établi sur deux ans (2020-2021) plutôt que sur une seule année. "Nous ne pouvons plus déposer de permis. Qu'on nous laisse de nous remettre de ce choc incroyable", exhorte-t-il. Reste à savoir s'il sera entendu.
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