BTP : face à l'inflation, Bercy se défend de faire des « petites annonces » mais les professionnels restent sur leur faim
César Armand
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C'était il y a quinze mois : le 14 juin 2021, face aux difficultés d'approvisionnement en matériaux de construction, le ministre Bruno Le Maire annonçait l'envoi d'une circulaire à tous les acheteurs de l'Etat pour ne pas appliquer de pénalités de retard aux TPE-PME du BTP, avec la création d'un ''comité de crise'' pour faire remonter les « comportements anormaux » sous la houlette du Médiateur des entreprises Pierre Pelouzet et l'instauration d'une ''médiation de filière'' pour amortir ce choc. Un an plus tard, la crise économique s'est doublée d'une crise énergétique avec la guerre en Ukraine et d'une crise écologique avec l'accélération du dérèglement climatique.
En organisant des « Assises du bâtiment et des travaux publics » à Bercy en juillet dernier, le gouvernement pensait avoir trouvé la solution miracle pour affronter cette triple crise. Sauf que dès le départ, les organisations professionnelles concernées - à l'exception notable de la Fédération française du bâtiment - ont critiqué les bonnes résolutions affichées par le pouvoir politique. C'est pourquoi, malgré la présentation de treize mesures « pour soutenir et simplifier les opérations économiques du secteur » ce 22 septembre, les acteurs économiques restent toujours sur leur faim.
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Au volet « améliorer la trésorerie des entreprises », Bruno Le Maire a ainsi annoncé le relèvement, « dans les plus brefs délais », de 20 à 30% des seuils planchers des avances dans les marchés publics de l'Etat passés avec les PME. Mais aussi l'amélioration de l'échelonnement du remboursement de ces avances.
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