"Vie quotidienne", "espace public et mobilité", "habitat et solidarité", "cadre bâti et patrimoine", "nature, biodiversité et paysage" et "travail, économie et attractivité". Tels étaient les six thèmes soumis ces dernières semaines à une conférence citoyenne de cent parisiens et métropolitains afin d'aider la ville de Paris à co-construire son plan local d'urbanisme (PLU) bioclimatique.
D'ici à la fin de l'année, l'équipe d'Anne Hidalgo veut en effet poser les jalons d'un "environnement plus favorable à la santé moins exposé aux nuisances", "une ville davantage résiliente et adaptée aux changements climatiques", "une économie circulaire du bâti et des services urbains" ou encore d'"un développement économique durable".
"C'est assez décevant. Ils ont voulu singer Emmanuel Macron etsa convention citoyenne sur le climat",fustigele maire (LR) du VIème arrondissement Jean-Pierre Lecoq, orateur du groupe "Changer Paris" sur l'urbanisme."J'aurais souhaité qu'on leur fournisse davantage d'éléments, des cartes, des réflexions, plutôt qu'ils accouchent de propositions qui enfoncent des portes ouvertes",regrette-t-il.
94% des panélistes souhaitent par exemple "contraindre à l'utilisation de matériaux éco-responsables dans l'infrastructure urbaine afin de réduire la pollution sonore, visuelle, environnementale et lumineuse". De même que 85% d'entre eux recommandent de "favoriser la végétalisation des espaces de circulation via l'aménagement d'axes verts" et d'"adopter une démarche environnementale pour les constructions parisiennes (murs, rues et places végétalisées, récupération de l'eau et de la chaleur)".
"Il s'agit d'un travail extrêmement riche, résultat d'une très grande qualité. Nous nous engageons à prendre en compte l'intégralité de ces propositions", a déclaré le premier adjoint Emmanuel Grégoire lors d'une visioconférence le 10 novembre, confirmant "une phase de diagnostic prévu en 2021, une phase réglementaire en 2022 et une adoption par l'exécutif parisien fin 2023, début 2024".