Immobilier : à Rennes et à Brest, moins de transactions dans l’ancien et un marché locatif saturé
Pascale Paoli Lebailly
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Alors que 64 communes bretonnes, dont Brest, étaient considérées en « zone tendue » depuis 2023, le gouvernement a ajouté le 5 juillet quarante-sept nouvelles communes à cette liste (B1), dont la moitié en bord de mer. Rennes est, pour sa part,...
L’attractivité et le dynamisme économique de la Bretagne auprès des familles, des professionnels comme des étudiants, n’est pas sans conséquence sur le marché immobilier. Dans l’ancien, les ventes sont ralenties par des prix toujours élevés tandis que le marché de la location devient saturé. À Rennes et à Brest, la forte demande s’assortit d’une augmentation des prix et des loyers. Un paradoxe dans un marché national en baisse depuis six mois (-7%).
En Bretagne le marché de l'immobilier reste en forte tension et le niveau des prix empêche une partie de la population locale d'accéder à la propriété ou à la location. D'une crise immobilière, la région est passée à une crise du logement, et c'est un problème de fond.
Alors que 64 communes bretonnes, dont Brest, étaient considérées en « zone tendue » depuis 2023, le gouvernement a ajouté le 5 juillet quarante-sept nouvelles communes à cette liste (B1), dont la moitié en bord de mer. Rennes est, pour sa part, remontée en Zone A considérée comme très tendue.
Selon des chiffres de l'Observatoire Guy Hoquet Transaction et Location, parus le 10 juillet, le marché immobilier ancien en Bretagne a montré des signes de ralentissement en termes de transactions au cours des six derniers mois, tandis que celui de la location est « saturé par une forte demande et une augmentation des loyers ». Les métropoles de Rennes et de Brest sont particulièrement touchées.
20,1% d'augmentation de l'offre dans l'ancien sur un an
« Dans l'ancien, après une très forte croissance post-pandémie, le marché est revenu à la normale, mais l'on observe un recul de la capacité d'achat des ménages, en lien avec la hausse des taux d'intérêt et des prix toujours élevés sur les zones littorales » met en avant l'étude de Guy Hoquet. « Cela contraste avec la hausse de +20,1% de l'offre de biens mise sur le marché en un an sur l'ensemble de la région » ajoute le réseau d'agences.
Cela contraste aussi avec la réalité du marché dans les deux métropoles bretonnes. À Rennes, où l'offre a augmenté de 3,2% sur un an, le prix moyen au mètre carré est en retrait de -0,4%, à 4.396 euros du m2. À Brest, l'importante demande au 1er semestre 2024, dans un marché de l'offre stabilisé à -0,6% en un an a augmenté la valeur des biens de +4,3% sur la même période. Les prix atteignent un niveau record à 2.630 euros du m2. Le prix moyen pour une maison s'établit à 308.564 euros (+ 6,1%).
Newsletter
Industrie et service
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.