Le Rassemblement national s'engouffre dans la brèche ouverte par le Premier ministre. Alors que Michel Barnier a annoncé, le 1er octobre, que « le diagnostic de performance énergétique sera[it] simplifié et son calendrier sera[it] adapté », la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale examine, ce mercredi, un texte du député (RN) de l'Aude Frédéric Falcon visant à abroger le calendrier d'interdiction à la location des passoires thermiques.
Créé en 2006, le diagnostic de performance énergétique permet d'évaluer la consommation d'énergie d'un logement et son impact en termes d'émissions de gaz à effet de serre. Selon que le logement est classé G, F ou E, il sera impossible de le louer en 2025, 2028 et 2034, en application de la loi Climat et Résilience de 2021. Le DPE est en effet obligatoire pour louer ou vendre un logement. Mais il est critiqué tant par Bercy que par le Conseil d'analyse économique (Matignon).
Interrogée, le 15 octobre, sur Public Sénat sur ce sujet, la ministre du Logement et de la Rénovation urbaine a promis de « prendre quelques dispositions législatives, non pas pour supprimer le calendrier des passoires, mais de faire en sorte que de façon très pragmatique, on regarde quelles sont les situations qui ne permettent pas d'être au rendez-vous de la catégorie G, et des travaux de rénovation au 1er janvier ».