Infrastructures : Egis accélère aux États-Unis en raflant Lochner
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Avec l'acquisition de Lochner, Egis vise l'énorme marché de rénovation des infrastructures américaines.
Egis/Steven Kriemadis
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Avec l'acquisition de Lochner, Egis vise l'énorme marché de rénovation des infrastructures américaines.
Egis/Steven Kriemadis
Aucun doute : Trump ou pas Trump, les États-Unis sont bien tout en haut des priorités stratégiques d'Egis. Le groupe d'ingénierie français vient de franchir un nouveau cap outre-Atlantique en y signant la plus grosse acquisition de son histoire, avec le rachat de Lochner, société américaine spécialisée dans les infrastructures de transports. Une opération qui en appelle d'autres très prochainement.
Le montant de l'opération n'a pas été dévoilé. Aussi souffle-t-on seulement que le chiffre dépasse largement celui du rachat de McIntosh Perry en 2023, considéré alors comme la porte d'entrée d'Egis en Amérique du Nord. Basée à Chicago et implantée dans 20 États américains, Lochner dégage un chiffre d'affaires annuel de 240 millions de dollars. Elle dispose surtout de perspectives très importantes, elle qui annonçait un carnet de commandes record à la fin 2024 et a quasiment doublé ses effectifs depuis 2022 pour atteindre 1 100 salariés aujourd'hui.
À lire également
Il faut dire que la loi bipartisane sur les infrastructures (BIL), qui n'a pas été remise en question, au contraire de la loi de réduction de l'inflation (IRA), a de quoi faire saliver. Le Boston Consulting Group (BCG) parle de 1 200 milliards de dollars d'investissement public dans les infrastructures clés américaines - routes, ponts, transports publics, réseaux électriques, d'eau et de communication... - au cours des prochaines années. Avec ce qui reste de l'IRA, Egis parle même de 1 500 milliards de dollars avec « le pic des dépenses prévu en 2028 et 2029 ». Pour le groupe, c'est tout simplement « l'opportunité du siècle ».