Peu après le début de l'invasion russe, l'entreprise spécialisée dans le conseil, l'ingénierie et l'exploitation des infrastructures en France et à l'international, Egis, se positionnait en mars 2022 sur l'immense marché du bâtiment et des travaux publics post-guerre. Deux ans plus tard, le directeur adjoint Ukraine, Caucase et Asie Centrale, Alexei Kramer Gittelson, revendique l'entreprise comme « leader en ingénierie et en conseil ». Explications.Volodymyr Zelensky ne devrait pas repartir les mains vides du palais de l'Elysée. Avant même la visite du président ukrainien en France ce vendredi 16 février, la présidence de la République a fait savoir à la presse que le nouvel accord signé entre Kiev et Paris porterait sur un « soutien économique et en matière d'assistance civile pour renforcer la résilience de l'Ukraine » en plus du « soutien militaire dans la durée ».
Un immense marché sur lequel se positionne Egis depuis 2022
Et pour cause, quasiment deux ans jour pour jour après l'invasion russe, le gouvernement Chmyhal, la Banque mondiale, la Commission européenne et l'organisation des Nations unies (ONU) viennent d'estimer le coût total de la reconstruction et de la relance à 452,8 milliards d'euros sur dix ans.
Rien que pour 2024, les autorités ukrainiennes ont calculé que le pays avait besoin de 14 milliards d'euros. Si environ 5,1 milliards ont été trouvés dans ses ressources et auprès de ses partenaires internationaux, il manque encore 8,9 milliards d'euros. Et ce sachant que le logement, les transports, le commerce, l'industrie et l'énergie demeurent les secteurs les plus touchés.
Un immense marché sur lequel se positionne, depuis mars 2022, la société Egis, spécialisée dans le conseil, l'ingénierie et l'exploitation des infrastructures en France et à l'international. « Pour la reconstruction du pays, les bâtiments et les infrastructures, nous serons un acteur-clé », affirmait son directeur général Laurent Germain, également président du Medef International France-Ukraine.