L'encadrement des loyers « rate sa cible » : propriétaires et professionnels montent au front
César Armand
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(Photo d'illustration.)
Unsplash/Hernan Lucio
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Bordeaux, Est Ensemble, Grenoble Alpes métropole, Lille-Lomme-Hellemmes, Lyon, Montpellier, Paris, Communauté d'agglomération Pays Basque, Plaine Commune ou encore Villeurbanne. Toutes ces municipalités et intercommunalités appliquent l'encadrement des loyers, qui vise à limiter, en zone tendue, l'augmentation du loyer lors de la mise en location d'un logement avec un bail d'habitation (ou bail mobilité). Sauf que le dispositif est censé prendre fin en novembre 2026.
Dès la mi-juin, la maire (PS) de Paris, Anne Hidalgo, a donc présenté un « bilan positif » de l'outil, avant de demander, solennellement, à la ministre du Logement, Valérie Létard, de l'étendre au-delà de la date butoir. Le même jour, la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale a confié une mission d'évaluation aux députés Annaïg Le Meur (EPR, Finistère) et Iñaki Echaniz (PS, Pyrénées-Atlantiques) qui rendra ses conclusions en septembre.
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Aujourd'hui, c'est au tour du Syndicat national des professionnels de l'immobilier (SNPI), de l'Union des syndicats de l'immobilier (Unis) et de l'Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI) de livrer leur « analyse critique des incohérences systémiques ». D'emblée, les professionnels et les propriétaires jugent l'encadrement des loyers « complexe, rigide et inadapté aux réalités locales », à rebours des objectifs originels de « justice sociale et de plafonnement pour éviter les abus ».
César Armand