Le groupe Vinci veut innover grâce à la transition énergétique et numérique

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Le pdg du groupe, Xavier Huillard, promet une approche désormais « globale, collective et transversale » à l'inverse de la logique en silo décentralisée qui prévalait jusqu'à maintenant.
Le pdg du groupe, Xavier Huillard, promet une approche désormais « globale, collective et transversale » à l'inverse de la logique en silo décentralisée qui prévalait jusqu'à maintenant. (Crédits : Benoit Tessier)
A l'occasion de l'inauguration de Leonard, son nouveau laboratoire de l'innovation au cœur de Paris, le Pdg du groupe Vinci, Xavier Huillard, ainsi que ses présidents et directeurs généraux, ont vanté les bienfaits des nouvelles technologies énergétiques et numériques dans leurs secteurs d'activité respectifs.

Vinci serait-il en train de s'auto-disrupter ? Le groupe du BTP organisait, le 6 juin à Paris, une grande journée consacrée à l'innovation, aussi bien dans sa branche autoroutes, le segment aéroport, la partie énergétique ou encore le domaine de l'immobilier.

« Nous sommes souvent considérés comme un métier peu innovant, a regretté le Pdg Xavier Huillard, avec le sentiment faux que nous faisons comme il y a cinquante ans. »

Chez Leonard, son nouveau laboratoire d'innovation, tous les présidents et directeurs généraux ont donc été invités à vanter l'utilisation des nouvelles technologies dans leurs secteurs respectifs au service d'une ville durable et connectée. Parmi les priorités stratégiques, qui auront droit à un groupe de travail dédié, figure en bonne place le véhicule autonome.

Le président de Vinci Autoroutes Pierre Coppey dit travailler en partenariat avec les constructeurs et conduire des premiers travaux d'expérimentation. Son homologue chez le concepteur de routes Eurovia, Pierre Anjolras, travaille, lui, sur « l'impact » du véhicule autonome sur la chaussée. Xavier Huillard, Pdg du groupe, insiste sur ce projet, soulignant « la réinvention de la mobilité du quotidien ».

BIM, data, intelligence artificielle

Plus généralement, la révolution numérique se trouve dorénavant au cœur de l'ensemble des activités du BTPiste. Un « digital factory » accueille déjà les idées des collaborateurs et les encourage à les développer, mais c'est la maquette numérique (le BIM) qui progresse en interne. Vinci Autoroutes s'est emparé de cet outil de travail des acteurs du bâtiment pour fournir à ses exploitants des plans suivis de la conception à la création. Idem chez Vinci Airports où son président Nicolas Notebaert l'utilise pour « l'exploitation et la maintenance ».

Dans le même temps, la donnée reste une valeur de référence. Toujours chez Vinci Airports, la data des compagnies aériennes devient un outil marketing permettant d'anticiper les lignes à ouvrir et donc de repérer les opérateurs à démarcher. Chez les autoroutiers, Pierre Coppey rêve d'accéder au fichier des cartes grises européennes pour généraliser le « péage dématérialisé » : vous téléchargez une appli, vous renseignez votre plaque d'immatriculation et votre numéro de carte bancaire, et « vous passez sans autre forme de procès ».

Sans oublier l'intelligence artificielle, très utilisée chez Vinci Autoroutes. Demain, des drones remplaceront les patrouilles et sauront déterminer la classe du véhicule qui se présente au péage. Dans les aéroports, l'IA permettra d'instaurer de la reconnaissance faciale et ainsi, selon les mots de Nicolas Notebaert, de « fluidifier cet aspect du voyage qui n'est pas toujours agréable ». Leur collègue de Vinci Immobilier, Olivier de la Roussière, entend y recourir dans les plus brefs délais.

Vers plus de transversalité

De l'autre côté du spectre, la transition énergétique occupe, elle aussi, une place de choix. Eurovia se targue ainsi d'avoir créé la première route à énergie positive.

« Le principe d'une route, c'est qu'elle est naturellement chaude, explique son président Pierre Anjolras. On va capter cette chaleur solaire 100% naturelle pour chauffer des bâtiments ou déneiger des parkings. »

La chaleur du soleil peut aussi être captée par les façades pour produire de l'énergie à l'intérieur des bâtiments, renchérit Jérôme Stubler, président de Vinci Construction. Avec l'économie circulaire, Eurovia se fixe, lui, un autre objectif très ambitieux : la route 100 % recyclée et recyclable. « Que la route elle-même devienne un gisement de matériaux pour la route elle-même ! », assure Pierre Anjolras.

La synthèse revient au Pdg du groupe, Xavier Huillard, qui promet une approche désormais « globale, collective et transversale » à l'inverse de la logique en silo décentralisée qui prévalait jusqu'à maintenant.

« Il faut qu'on aille au-delà de nos process bottom-up, qu'on mette des couches transversales pour traites toutes ces problématiques », conclut-il.

Reste désormais à savoir quel sera le montant des investissements. Rien en effet n'a été chiffré.

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Commentaires
a écrit le 07/06/2018 à 20:18 :
pourquoi pas? si vinci le dit et le fais en prouvent que c est possible nous avons tous a y gagnier en ettant moins dependant du tous petrole ?car la france na pas de petrole mais elles est pleine de bonne idees??? TOUT CE QUE L ESPRIT DE L HOMME PEUT CONCEVOIR ET CROIRE IL PEUT LE REALISER /// NAPOLEON HIL ///

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