Le PDG de Vinci Xavier Huillard fustige l'Etat central
César Armand
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Xavier Huillard est très attendu par ses actionnaires lors de l'assemblée générale du 12 avril prochain.
Reuters
César Armand
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Xavier Huillard est très attendu par ses actionnaires lors de l'assemblée générale du 12 avril prochain.
Reuters
A quatre jours du premier tour de l'élection présidentielle, les déclarations les plus étonnantes ne viennent pas forcément des candidats. Elles peuvent également être l'affaire des chefs d'entreprise. En clôture du 20ème anniversaire de la fondation d'entreprise "Vinci pour la cité", le PDG du géant du BTP a prononcé, le 6 avril, un discours très politique.
Réagissant à un sondage réalisé par Kantar Public sur la ville inclusive, Xavier Huillard s'est fait l'avocat de "l'autonomie", de la "confiance" et de la "décentralisation". Autant de termes habituellement utilisés et revendiqués par les collectivités territoriales dans leur relation avec le pouvoir central.
Reprenant à son compte la conclusion de cette étude selon laquelle l'action sociale repose sur la coopération des associations, des collectivités et des entreprises pour être efficace, rapide et au plus proche des besoins, le patron de Vinci s'est ainsi alarmé d'un "monde en voie de fragmentation croissante".
À lire également
Xavier Huillard s'est par exemple félicité d'avoir répondu à l'appel du président Macron un samedi soir après une manifestation du mouvement des "Gilets jaunes". "Les gars, faut en faire plus pour les jeunes des quartiers défavorisés", l'interpelle alors l'actuel chef de l'Etat. Depuis, Vinci se targue d'accueillir 5.000 stagiaires de 3ème issus de ces "quartiers prioritaires de la ville" (QPV).
César Armand