Autoroutes : APRR, Vinci et Sanef accélèrent sur la décarbonation
César Armand
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Ce sont des infrastructures autant détestées qu'appréciées. Pour les uns, à l'image de la maire (EELV) de Strasbourg, elles constituent « une catastrophe écologique ». Pour les autres, comme le Premier ministre Jean Castex, « elles sont essentielles au développement de notre pays, à l'aménagement du territoire ».
Avec leurs 12.000 kilomètres, les autoroutes ne représentent que 1% du réseau français, mais concentrent 30% des kilomètres parcourus et 25% des émissions de gaz à effet de serre des transports. D'autant qu'au regard d'une enquête réalisée par Ipsos auprès de 1.003 Français pour la Fabrique de la Cité (groupe Vinci) publiée le 6 janvier, la voiture reste, pour 75% des sondés, le mode de transport le plus utilisé au quotidien.
Dans le même temps, 48% du panel, même 60% en zone périurbaine, considèrent que leur façon de se mouvoir n'est pas écologique, tant est si bien que 91% veulent réduire leur impact. 59%, et même 69% en zone rurale, se déclarent ainsi prêts à monter dans un car au départ d'un parking d'une autoroute/voie rapide près de chez eux. De la même manière que 53% se disent « intéressés » pour des voies réservées pour le car ou le covoiturage.
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En réalité, ces discours et ces études interviennent dans un contexte de stratégie nationale bas-carbone. En termes de mobilité, celle-ci impose une baisse de 28% des émissions de gaz à effet de serre à horizon 2030 avant la neutralité en 2050. Vinci Autoroutes (4.443 km) a été le premier à communiquer fin novembre, mais sollicités par La Tribune, APRR (Autoroutes Paris-Rhin-Rhône, 2.323 km) et Sanef (1.957 km) avancent aussi en ce sens.
César Armand