Entre béton moins polluant, hydrogène et actionnaires pressants, comment Vinci vise la neutralité carbone
César Armand
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Vinci releve son dividende, l'aeroportuaire compense l'autoroute
PHILIPPE WOJAZER
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Vinci releve son dividende, l'aeroportuaire compense l'autoroute
PHILIPPE WOJAZER
Après Bouygues et Eiffage, c'est au tour de Vinci de dévoiler sa stratégie de décarbonation de ses activités dans la continuité d'une résolution sur le climat adoptée en avril dernier par 98% de ses actionnaires en assemblée générale. Déjà, avant l'arrivée de la pandémie du Covid-19, le PDG du géant du BTP annonçait vouloir « revoir de fond en comble » sa politique environnementale. « Nous avons un nouvel et ambitieux engagement : réduire notre empreinte CO2 avec la trajectoire de la COP21 » déclarait Xavier Huillard le 5 février 2020. Pour limiter la hausse des températures à +1,5°C, en accord avec la trajectoire globale des Accords de Paris de 2015, un tiercé gagnant est avancé par le géant de la construction : des actions pour le climat, de l'optimisation des ressources grâce à l'économie circulaire ainsi qu'« une feuille de route visant un objectif de zéro perte nette de biodiversité ».
Comme évoqué lors de ses vœux du 15 janvier 2020, le patron de Vinci promettait ainsi d'atteindre la neutralité carbone en 2050. Avec une première étape importante : réduire de 40% ses émissions de CO2 d'ici 2030 par rapport à 2018 « sur son périmètre direct ».
A la tête d'une équipe de huit personnes, avec des relais dans chaque pôle et chaque division du groupe, la directrice de l'environnement Isabelle Spiegel assure que les choses avancent. « Nous nous concentrons sur la première décennie en faisant de la pure réduction d'émissions et non pas de la simple compensation, via des actions de terrain et du quotidien », explique-t-elle.
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Au premier chef, les filiales Eurovia (route) et Vinci Construction « transforment » leur mode de production des revêtements et des bitumes. Cette dernière représente 40% des émissions de gaz à effet de serre du groupe. Concrètement, 43% des 400 usines de Vinci agissent déjà sur le recyclage de matières ou la substitution énergétique. Elles ont ainsi recours au gaz ou à l'électricité plutôt qu'au fioul. Le site de Chammes en Mayenne s'est par exemple équipé de panneaux photovoltaïques pour améliorer son efficacité énergétique. Les 57% des usines restantes « sont en cours » de transformation industrielle.
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