Logement : la Fédération des Ascenseurs en attente d’une clarification gouvernementale

 |   |  440  mots
Les 560.000 ascenseurs français, soit 8 pour 1.000 habitants, sont au cœur des logements et des infrastructures.
Les 560.000 ascenseurs français, soit 8 pour 1.000 habitants, sont au cœur des logements et des infrastructures. (Crédits : ILEX)
Les professionnels attendent avec impatience le décret du gouvernement visant à instaurer obligatoirement un ascenseur dans les constructions neuves de trois étages et plus, contre quatre aujourd’hui.

Âge moyen : 40 ans. Nombre de passagers par jour : 100 millions. Les 560.000 ascenseurs français, soit 8 pour 1.000 habitants, sont au cœur des logements et des infrastructures. C'est pourquoi les 200 ascensoristes, PME et multinationales (Kone, Otis, Schindler, Thyssen), entendent peser dans la déclinaison opérationnelle du projet de loi Évolution du logement, de l'aménagement et du numérique (Élan), bientôt définitivement adopté.

Aujourd'hui, tout immeuble neuf d'au moins quatre étages doit compter un ascenseur, alors que la majorité des pays européens ont fixé ce seuil légal à deux, voire trois étages. « Avec le R+4 (rez-de-chaussée surmonté de quatre niveaux), la France est le dernier pays d'Europe avec la Hongrie et la République tchèque ! »  regrette ainsi le président de la Fédération des Ascenseurs Guillaume Fournier Favre.

Le 26 septembre dernier, en déplacement à Cergy (Val-d'Oise), le Premier ministre Edouard Philippe était pourtant allé dans son sens : « Nous allons par voie réglementaire, dans les mois qui viennent, rendre obligatoire la construction d'ascenseurs dans les immeubles de trois étages et plus. »

« Nous étions en retard, je veux rattraper ce retard et nous voulons faire en sorte que les logements neufs qui sont construits puissent être toujours pensés et conçus avec ce souci de l'inclusion et ce souci de l'adaptation permanente », avait-il poursuivi.

50 à 100 millions d'euros pour l'accessibilité de l'existant

Les ascensoristes proposent, de leur côté, que les bâtiments neufs soient pré-équipés, c'est-à-dire disposent de mètres carrés réservés, prêts à accueillir les ascenseurs. De même, ils espèrent que l'accessibilité dans les immeubles existants soit davantage « clarifiée ».

Sur ce point, Edouard Philippe a confirmé le doublement des moyens de l'Agence nationale de l'habitat consacrés au financement des travaux d'accessibilité des logements existants. L'enveloppe passera en effet de 50 à 100 millions d'euros au profit « des ménages les plus modestes », a promis le Premier ministre. « C'est un premier pas », souligne Guillaume Fournier Favre.

En termes d'accessibilité, le professionnel estime que les monte-personnes, quels qu'ils soient, contribuent au vieillissement à domicile dans de bonnes conditions. « Le maintien à domicile coûte plus d'un milliard d'euros par an à la Sécurité sociale et cela va augmenter avec l'allongement de l'espérance de vie. En équipant bien dans l'existant, nous pouvons économiser près d'un milliard d'euros. »

Sur l'antenne de Public Sénat le 26 septembre, la secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées, Sophie Cluzel, a promis « un décret avant la fin de l'année »  sur l'obligation des ascenseurs dans les constructions de trois étages et plus. Reste à savoir maintenant quel en sera le contenu.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 11/10/2018 à 22:38 :
"le professionnel estime que les monte-personnes, quels qu'ils soient, contribuent au vieillissement à domicile dans de bonnes conditions."
quand on est âgé il vaut mieux n'avoir qu'un niveau, être de plain pied, tout escalier est dangereux (surtout en descente) et un monte-personne ça fait des frais, complications, etc.
A quand un ascenseur quand on a un étage ? Mais on ne ferait plus d'exercice (les 10 000 pas journaliers).

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :