Danger pour les promoteurs immobiliers, les ventes de logements neufs s'effondrent
César Armand
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ERIC GAILLARD
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Pris en étau entre des populations qui refusent toute construction et des coûts de construction qui explosent, l'heure est « vraiment grave » pour les professionnels du logement. Les ventes de logements neufs continuent de s'écrouler. Après une chute de 12% en 2021 comparée à 2019, elles ont dégringolé de de 20% au premier trimestre 2022 par rapport au premier trimestre 2021. Pis, le nombre d'habitats mis en vente s'effondre lui aussi de 30,5%, par rapport à la même période l'an dernier. Résultat : le stock de logements disponibles n'est « que » de 7,7 mois, au plus bas depuis 2012.
Pas question pour autant d'accabler les maires qui délivrent les permis de construire. « Nous ne voulons pas les stigmatiser. Pour des raisons éthiques, les maires doivent répondre à leurs concitoyens », dit encore le président de la FPI. En revanche, ce dernier aimerait bien les inciter à construire davantage, sous peine de sanctions au portefeuille.
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Il s'agace ainsi que les plans locaux d'urbanisme (PLU), documents-cadres d'urbanisme et d'aménagement, ne soient « utilisés qu'à 65% ». Autrement dit, que sur un potentiel constructible de X m², seuls deux-tiers desdits mètres carrés sont acceptés par les élus locaux. Retirer un étage par ici, arrêter de combler une « dent creuse » par-là, les exemples ne manquent pas.
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Pascal Boulanger propose donc que les PLU comportent un « minimum légal et garanti ». « Tu gaspilles de la constructibilité, tu paies », résume le porte-parole des professionnels du logement neuf. « Cela pourrait aider les maires à revoir leur PLU à la hausse », poursuit-il. Missionné l'été 2021 par le gouvernement pour relancer la construction, le maire (ex-PS) de Dijon, François Rebsamen avait, aussi, plaidé pour un mécanisme d'incitation-sanction des élus locaux avant de faire machine arrière.
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