Covid-19 : ces tests sérologiques de nouvelle génération qui vont changer la donne
Emilie Guédé
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Photo d'illustration
Handout .
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A l'heure où s'esquisse la sortie de crise sanitaire, la sérologie pourrait s'imposer comme un outil précieux. Si les analyses sérologiques étaient jusqu'ici reléguées à un rôle de second plan dans l'arsenal de lutte contre le SARS-CoV-2, l'arrivée de ces tests de nouvelle génération ouvre sérieusement le champ des possibles.
Réalisés par prélèvement sanguin, ils reposent sur la recherche d'anticorps dans le but d'identifier un contact avec le virus (même en l'absence de symptômes), permettant ainsi d'identifier les porteurs sains ou asymptomatiques. Dans leur première version, il était impossible de dater l'infection et de savoir si la personne testée était toujours contagieuse ou même toujours protégée. Jusqu'ici ces dispositifs présentaient surtout un intérêt épidémiologique pour suivre la progression de l'épidémie. Dans un avis rendu au printemps 2020, la Haute autorité de santé avait fortement circonscrit l'utilisation de ces tests en ajoutant quelques situations spécifiques, principalement pour des diagnostics « rétrospectifs » ou « de rattrapage », en cas de discordance entre l'état du patient et les résultats du test PCR.
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Le développement, depuis le début de l'année, de tests quantitatifs (de type ELISA) pourrait donc changer la donne. Ces nouveaux outils sont notamment proposés par les laboratoires pharmaceutiques Roche, Eurofins ou encore Abbot. Cette version 2.0, dite « anti-S », se concentre sur la protéine Spike qui permet au SARS-CoV-2 de pénétrer dans nos cellules. Or, cette partie du virus est à la fois cible de notre système immunitaire et de tous les vaccins. En pleine accélération de la campagne vaccinale, ces nouveaux tests pourraient permettre à la fois de s'assurer de la réussite d'une injection (avant une éventuelle dose supplémentaire par exemple) et de surveiller l'évolution des taux d'anticorps. Dans l'hypothèse d'un maintien du Covid-19 sur le long terme, cette analyse se justifierait également avant un rappel.
Emilie Guédé