« Nous avons le sentiment que l'État pourrait ne pas respecter ses engagements », annonce, d'emblée, Lamine Gharbi, le président de la Fédération de l'hospitalisation privée (FHP), lors d'une conférence de presse, ce mercredi. Le syndicat représentant les établissements privés plaide pour une augmentation de l'enveloppe budgétaire totale allouée par l'État de 4,7 % en 2025 en amont de la campagne tarifaire 2025, moment crucial où le gouvernement rend ses arbitrages sur les tarifs d'hospitalisation pris en charge par l'Assurance maladie.
Cette période s'était avérée mouvementée l'an passé, le secteur public ayant vu son enveloppe budgétaire augmenter de 4,3 %, contre 0.3 % pour le secteur privé. Ces derniers avaient démarré un mouvement de grève massif avant d'obtenir, début juin, des promesses financières. Le gouvernement avait alors promis de restaurer, de manière pérenne, l'avantage fiscal induit par le CICE (crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi) et d'étendre sur l'année le financement des revalorisations des sujétions ( indemnités de travail de nuit, astreintes... ). Problème : la dernière promesse qui concernait la participation de l'État au financement de la revalorisation des salaires, devant faire économiser 140 millions d'euros aux établissements de santé privés, semble compromise, selon la FHP.