La 1re biotech européenne passe sous pavillon américain

Sanofi ne devrait pas faire de contre-OPA sur le suisse Actelion, qui a accepté l'offre du géant Johnson & Johnson. Le labo français pourrait se tourner vers la biotech américaine Tesaro.
Cela a été des négociations difficiles, a confié Jean-Paul Clozel, le fondateur d'Actelion, un cardiologue français.
"Cela a été des négociations difficiles", a confié Jean-Paul Clozel, le fondateur d'Actelion, un cardiologue français. (Crédits : © Christian Hartmann / Reuters)

C'est une nouvelle pépite européenne qui tombe dans l'escarcelle d'une géant américain. La plus grosse biotech du Vieux continent, Actelion, a accepté jeudi l'offre d'achat à 30 milliards de dollars (27,9 milliards d'euros) de Johnson & Johnson: son cours a flambé de près de 20% jeudi mais est resté stable vendredi : les marchés financiers ne croient pas en une contre-offre. Le français Sanofi était pourtant très intéressé, selon les rumeurs du mois dernier.

Cette acquisition est la plus importante dans la pharmacie en Europe depuis 13 ans, lors du rachat d'Aventis par Sanofi.

Une autre biotech en ligne de mire pour Sanofi ?

Il y a quelques mois, Sanofi s'était déjà fait souffler la biotech américaine Medivation par le géant Pfizer pour 14 milliards de dollars. Le poids lourd français de la pharma se tournerait désormais vers une autre biotech américaine, Tesaro, et serait conseillé par Morgan Stanley sur ce potentiel deal, selon le site Streetinsideer. L'action Tesaro a bondi de 12% jeudi. Cette biotech du Massachusetts est spécialisée dans l'oncologie, comme Medivation, et pèse près de 8 milliards de dollars sur le Nasdaq.

"Cela a été des négociations difficiles", a confié le Dr Jean-Paul Clozel, fondateur et directeur général d'Actelion, lors d'une conférence de presse. Ce cardiologue français avait fermement défendu l'indépendance de son labo, qui avait été pris pour cible par l'actionnaire activiste Elliot Advisors. "Mais après quelque mois, nous avons fini par trouver une solution".

Cette solution consiste en une scission des activités de recherche et développement de la biotech suisse, qui seront regroupées dans une nouvelle entité, rebaptisée R&D NewCo, qui sera introduite en Bourse. Elle disposera d'une enveloppe d'un milliard de dollars pour poursuivre ses recherches. Johnson & Johnson en prendra 16% du capital et aura une option pour acquérir 16% supplémentaires.

(Avec AFP et Reuters)

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Commentaires 3
à écrit le 29/01/2017 à 17:15
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Ben oui Sanofi quoi, born to lose.

à écrit le 29/01/2017 à 9:17
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C est une biotech suisse et la suisse n est pas membre de l Europe ! ... en titre en plus !

le 29/01/2017 à 21:17
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La Suisse n'est en effet pas membre de l'UE (heureusement!!) par contre elle se trouve au plein millieux de l'Europe; donc le titre est parfaitement juste.

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