Le Premier ministre a proposé la mise en place d'un plan Hippocrate. L'ambition est d'encourager les internes à exercer dans les déserts médicaux. Michel Barnier s'est également engagé à reprendre les discussions autour du projet de la fin de vie dès 2025. En revanche, aucune piste n'a été avancée en vue de réduire le déficit de la Sécurité sociale.C'est l'un des 5 grands chantiers prioritaires du gouvernement : la santé. Ce mardi, le Premier ministre, Michel Barnier, a prononcé son discours de politique générale devant l'Assemblée nationale. L'occasion pour lui de revenir sur l'une des premières préoccupations des Français.
« La lutte contre les déserts médicaux et contre la pénurie de soignants sera l'une des priorités de mongouvernement »,a asséné le locataire de Matignon, rappelant que si le nombre d'internes a fortement diminué cette année, tombant à 8.500, la dynamique reprendra fortement en 2025 avec 11.000 nouveaux internes.
Pour résoudre l'épineux dossier des déserts médicaux, le Premier ministre a proposé la création d'un « programme Hippocrate ». En clair, « les internes, français et étrangers, s'engagent volontairement, pour une période donnée et grâce à l'accompagnement de l'Etat et des collectivités, à exercer dans les territoires qui manquent le plus de médecins ».
Pour rappel, près de 8 personnes sur 10 ont des difficultés à obtenir rendez-vous chez un spécialiste, selon un sondage de la Mutualité Française avec Odoxa et 62% d'entre eux déclarent avoir dû renoncer à des soins en raison d'un délai trop important. En parallèle, le nouvel occupant de Matignon insiste sur l'utilisation de la télésurveillance, des groupements de professionnels de santé ou sur l'utilisation de l'intelligence artificielle pour réduire la bureaucratie et, ainsi, « d'augmenter de 15% le temps des médecins dédié aux consultations ».
Reprise des discussions sur la fin de vie
Michel Barnier veut également permettre aux médecins retraités d'exercer à nouveau leur activité, grâce à un « cumul favorable entre rémunération et retraite » (cumul emploi-retraite, ndlr). Dans le même temps, il a réaffirmé vouloir accélérer l'extension des compétences des infirmiers, pharmaciens et kinésithérapeutes, afin de désengorger les hôpitaux de certaines pratiques courantes.