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Entreprises & FinanceChimie & Pharmacie

Santé : les fabricants de médicaments génériques donnent leurs pistes d'économies

latribune.fr

Publié le 11 septembre 2024 à 15:02 - Mis à jour le 11 septembre 2024 à 15:08

En France, le générique représente 42% du marché pharmaceutique en volume (hors paracétamol), contre 80% dans d'autres pays européens, souligne le syndicat.

En France, le générique représente 42% du marché pharmaceutique en volume (hors paracétamol), contre 80% dans d'autres pays européens, souligne le syndicat.

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En réponse à la quête d'économies tous azimuts dans laquelle est lancée le gouvernement, l'association des industriels du médicament générique et biosimilaire (Gemme) a appelé ce mercredi à recourir davantage aux médicaments génériques, biosimilaires et hybrides moins chers à rembourser. A la clé : 1,5 milliard d'euros d'économies.

Les industriels se penchent aussi sur les dépenses de l'Assurance maladie. Ce mercredi, l'association des industriels du médicament générique et biosimilaire (Gemme) a appelé à recourir davantage à ces spécialités moins chères, qui constituent, selon elle, un gisement d'économies pour le système de santé.

Le Gemme rappelle que «le recours accru aux médicaments génériques, biosimilaires et hybrides offre l'opportunité de réaliser des économies par les volumes en raison de prix fixés nettement en dessous de ceux des spécialités de référence».

Les génériques sont des copies de médicaments originaux dont le brevet a expiré. Les biosimilaires sont des versions proches, mais non identiques de médicaments biologiques, comme l'insuline ou des vaccins, qui sont fabriqués à partir de cellules ou d'organismes vivants. Le médicament hybride contient le même principe actif que son médicament de référence mais il n'est pas considéré comme un générique parce qu'il présente des différences comme une nouvelle forme pharmaceutique, un nouveau dosage ou une nouvelle voie d'administration.

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1,5 milliard d'euros d'économies

«Le potentiel d'économies pourrait atteindre 1,5 milliard d'euros», évalue le Gemme dans son communiqué. «Ces économies seraient réinvesties dans le système de santé», poursuit-il dans un communiqué.

En France, le générique représente 42% du marché pharmaceutique en volume (hors paracétamol), contre 80% dans d'autres pays européens, souligne le syndicat. « Augmenter de 10 points le poids des génériques dans le marché » représenterait, selon l'organisation, une réduction potentielle de coûts à hauteur de 1,3 milliard d'euros.

Renforcer la substitution des biosimilaires et des médicaments hybrides, une politique qui permet de remplacer un médicament par un autre, pourrait engendrer environ 280 millions d'économies potentielles, calcule le Gemme. Problème, actuellement, les pharmaciens sont limités à substituer deux biomédicaments (filgrastim et pegfilgrastim) et deux classes thérapeutiques dans les médicaments hybrides. Le Gemme a identifié 33 nouvelles classes d'hybrides potentiellement substituables telles que les pommades, les crèmes, les collyres ou les suspensions nasales.

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La Sécu veut parvenir à un objectif de 80% de part de marché des biosimilaires sur les classes thérapeutiques où ils existent, contre 32% aujourd'hui. La nouvelle convention tarifaire signée avec les médecins libéraux au printemps pour les cinq prochaines années reprend cet objectif et prévoit un mécanisme d'intéressement des médecins pour y arriver: l'Assurance maladie partagera à parts égales avec les médecins les économies réalisées par leur prescription de biosimilaire.

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90 millions d'euros d'économies recherchées en 2025

Cette proposition de l'industrie du médicament arrive à un moment opportun. L'Assurance maladie prévoit en effet d'économiser 90 millions d'euros en 2025 en stimulant l'utilisation des médicaments biosimilaires, soit près d'un quart du total des économies prévues sur les prescriptions et délivrance de médicaments.

Pour parvenir à ces économies, l'Inspection générale des finances publiques (IGF) a publié un rapport, le 6 septembre, en partenariat avec l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) qu'elle a remis au gouvernement démissionnaire pour lui offrir des pistes de réductions de dépenses. Elle propose ainsi qu'une franchise de 1 euro puisse être mise en place sur les dispositifs médicaux (des pansements aux équipements biomédicaux lourds, en passant par les prothèses ou encore le contrôle du diabète) aujourd'hui dispensés de ce paiement. Cette dernière « générerait une économie de 259 millions d'euros si elle était soumise à un nouveau plafond spécifique de 50 euros pour les dispositifs médicaux, et 380 millions d'euros si ce plafond était mutualisé avec la franchise sur les médicaments », estime le rapport.

Autre augmentation qui pourrait s'ajouter à la franchise : celle du ticket modérateur. Ce dernier correspond au reste à charge à payer. Une option qui permettrait, là encore, de générer 370 millions d'euros d'économies. Surtout, l'IGF estime que cette charge sera répartie entre davantage d'acteurs puisque cette partie payante, souvent prise en charge par les complémentaires santé, se répercuteraient sur les cotisations des salariés ainsi que sur celle des entreprises.

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En outre, toutes ces économies restent hypothétiques, puisqu'elles ne prennent pas en compte le revers de la médaille de telles mesures, à savoir une possible baisse de l'utilisation de dispositifs médicaux ou un renoncement aux soins, « en l'absence de travaux récents permettant de simuler ces effets », justifient le rapport.

(Avec AFP)

latribune.fr

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