Les laboratoires d'analyses médicales appellent à une grève massive
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Les syndicats de biologistes alertent aussi sur le risque de disparition de réseaux de laboratoires de proximité, particulièrement dans les zones rurales.
Reuters
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Les syndicats de biologistes alertent aussi sur le risque de disparition de réseaux de laboratoires de proximité, particulièrement dans les zones rurales.
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Les syndicats de biologistes médicaux sont remontés. Ils appellent à une grève reconductible et à la « fermeture des laboratoires » d'analyses du 20 au 23 septembre inclus, pour protester contre la baisse de leurs tarifs prévue par l'Assurance maladie, ont-ils annoncé mercredi.
« En l'absence de réponse de la Cnam (Caisse nationale d'Assurance maladie) aux cris d'alerte des biologistes médicaux, suite à l'annonce d'une nouvelle baisse drastique de près de 10% des tarifs des actes », sept syndicats ont décidé de « durcir le ton », déclarent-ils, dans un communiqué commun.
Le conflit entre la Cnam et les syndicats résulte d'une demande d'analyses biologiques nettement plus forte qu'attendu sur les premiers mois de 2024 (+5,5% en volume). La Cnam entend maintenir l'enveloppe budgétaire prévue pour l'année (3,784 milliards d'euros en 2024, hors Covid, et certaines dépenses spécifiques) dans son dernier accord triennal avec les syndicats de médecins biologistes. Ce qui implique de réduire certains tarifs.
L'Assurance maladie « demande simplement aux biologistes de respecter les termes » de cet accord, qui fixe des enveloppes budgétaires annuelles. Le montant des baisses proposées « correspond à 3,1% de l'enveloppe prévue », loin du chiffre de près de 10% évoqué par les syndicats, réagit-elle auprès de l'AFP. Au total, selon les chiffres communs donnés par les deux parties, l'Assurance maladie veut récupérer ainsi quelque 120 millions d'euros sur les quatre derniers mois de 2024.
Les syndicats demandent une « renégociation » du dernier accord triennal, car la situation met, selon eux, en danger le réseau de laboratoires de proximité, particulièrement dans les zones rurales.
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Dans leur communiqué, ces organisations - dont le SNMB et SDBIO (biologistes libéraux) ou le SNBH (biologistes hospitaliers) - assurent que la Cnam « ne prendra plus en charge les examens biologiques, courant décembre 2024 », dès lors que l'enveloppe budgétaire dédiée sera consommée.
De son côté, la Cnam « regrette et condamne les menaces de grève » qui « génèrent de la complexité pour les patients ». « Il n'est évidemment pas question de fermeture des laboratoires de biologie en décembre et d'arrêt des remboursements des examens le 15 décembre », réplique-t-elle. « Les remboursements ne sont pas sur des crédits budgétaires et il n'est pas question de les interrompre ».
Pour mémoire, au mois de mai, la quasi-totalité des pharmaciens avaient choisi de faire grève et de baisser le rideau de leur officine. Une mobilisation sans précédent depuis 10 ans. Inquiets quant à l'avenir économique de leur pharmacie, les professionnels de santé souhaitaient alerter sur les pénuries de médicaments, les fermetures d'officines, ou encore un possible assouplissement de la vente de médicaments en ligne.
Ils réclamaient également une hausse de leurs rémunérations, dès 2025. 90% des pharmacies avaient baissé leur rideau, voire 100% dans plusieurs villes en province, comme Ajaccio, Nice, Avignon, Mâcon ou Roanne.
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Selon la profession, la France a perdu près de 2.000 officines en dix ans (pour 20.000 officines sur le territoire actuellement). « L'inquiétude principale, c'est la disparition des pharmacies », fragilisées économiquement à la campagne et parfois en ville, avait alerté à l'AFP Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF).
(Avec AFP)
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