Malgré son moteur défaillant, le cœur de Carmat pourrait être implanté sur un quatrième patient

Juliette Boulay

Juliette Boulay
Un moteur défaillant. Le décès du deuxième patient, porteur d'un cœur artificiel conçu par Carmat, aurait été causé par "un défaut de pilotage des moteurs", a expliqué la société de biotechnologie dans un communiqué. Conséquence de cette défaillance : une quantité insuffisante de sang était envoyée dans l'organisme de cet homme de 69 ans, qui a vécu neuf mois avec son nouveau cœur.
En revanche, la biocompatibilité de la prothèse avec l'organisme et le sang, compatibilité sur laquelle repose l'innovation de Carmat, n'est pas remise en cause, précise le communiqué. Ou, du moins, pour le moment.
Ce premier patient, décédé en mars 2014 à 76 ans, avait vécu un peu plus de deux mois avec sa bioprothèse avant que celle-ci ne cesse brutalement de fonctionner. Les causes de son décès sont toujours à l'étude.
Mais, pendant ce temps, la société reste "résolument confiante dans la capacité de la prothèse et renouvelle l'engagement total de ses équipes en ce sens", a déclaré Marcello Conviti, directeur général de Carmat. Surtout, l'entreprise pourrait poursuivre son essai de faisabilité qui prévoit de vérifier la sécurité de la bioprothèse sur quatre patients.
À ce jour, les cœurs artificiels de Carmat ont été implantés sur trois malades dont le pronostic vital était engagé. Le troisième a été opéré le 8 avril.
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Toute nouvelle opération se fera donc sur la seule décision des médecins, sous-réserve de trouver le patient adéquat et de respecter le délai de trente jours entre deux implantations.
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En Bourse, le titre de l'entreprise a chuté de 9% à 64,30 euros mercredi matin, lors de la reprise de la cotation, suspendue la veille, avant une légère remontée du cours à 12 h.
Juliette Boulay