Mylan visé par une enquête après avoir décuplé le prix d'un médicament

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Et de poursuivre:
Le prix de l'EpiPen, un auto-injecteur d'épinéphrine fréquemment prescrit aux enfants ayant de sévères allergies alimentaires par exemple, est passé de 100 dollars à plus de 600 dollars en quelques années aux Etats-Unis.
Révélée fin août, cette information a causé un tollé jusque dans la classe politique, notamment de la candidate démocrate à la Maison Blanche, Hillary Clinton, qui s'est dite scandalisée par la hausse exponentielle du coût de ce traitement jouissant d'un quasi-monopole aux Etats-Unis.
Devant les protestations, Mylan a annoncé dans la foulée des mesures pour rendre ce médicament plus abordable mais sans pour autant convaincre. Le groupe a décidé par exemple de distribuer des cartes de paiement permettant de couvrir environ 50% du prix de l'EpiPen, vendu par paquets de deux.
Contacté par l'AFP, Mylan rejette des allégations de pratiques anticoncurrentielles et affirme qu'"il n'y a pas de condition d'achat" préalable pour bénéficier de son programme EpiPen proposé aux écoles. Celui-ci prévoit notamment la fourniture gratuite d'auto-injecteurs d'épinéphrine.
Mardi, peu perturbée par l'ouverture de cette enquête, l'action Mylan prenait 0,43% à 40,22 dollars en fin de séance au Nasdaq.
Le débat sur le prix des médicaments fait rage depuis plusieurs mois aux Etats-Unis et plusieurs auditions ont déjà été organisées au Congrès sur ce thème. Les laboratoires Turing avaient notamment augmenté il y a un an de quelque 5.000% le prix d'un médicament, le Daraprim, utilisé contre le paludisme et des co-infections du sida.
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Un autre laboratoire, le canadien Valeant, qui avait aussi augmenté rapidement le prix de plusieurs de ses médicaments, a été la cible d'accusations de manipulations comptables et a vu son titre fortement chuter en Bourse.
(Avec AFP)
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