Depuis quelques jours, l'Assemblée nationale est animée par le lancement des travaux de la commission d'enquête parlementaire dédiée aux freins à la réindustrialisation du pays. Au-delà des questions industrielles, le Rassemblement national et Renaissance y affutent leurs armes pour l'élection présidentielle de 2027.À l'Assemblée nationale, la commission d'enquête parlementaire dédiée à la désindustrialisation de la France entame ce jeudi son quatrième jour d'audition, le plus chargé jusqu'à présent avec une quinzaine de personnalités auditionnées. « Cette commission doit permettre d'identifier les freins à la réindustrialisation du pays et émettre des pistes pour les lever par la suite », commente Alexandre Loubet, député RN de Moselle et rapporteur de celle-ci.
Le parti dirigé par Marine Le Pen, dont Alexandre Loubet a été le directeur de campagne pour les législatives anticipées, a utilisé son droit de tirage à l'Assemblée nationale pour créer cette commission d'enquête. Celle-ci permet à une poignée de parlementaires de convoquer, pour des auditions publiques, des personnalités en lien avec la thématique avant d'émettre un rapport contenant un plan de mesures.
« Ce sujet est une priorité pour notre parti », appuie le député de la Moselle. « Les blocages à la réindustrialisation, nous les connaissons... Le Rassemblement National fait cela pour faire du bruit et se montrer », souffle un député socialiste. Dans un souci d'équilibre politique, la présidence de cette commission a été confiée au bloc central et plus particulièrement le parti Renaissance.
« Je compte bien défendre la politique de l'offre portée par le président de la République depuis 2017, qui permet de réarmer notre industrie (...) On connaît les freins à la réindustrialisation, alors autant profiter de cette commission pour aborder des chantiers extrêmement clivants qui auront un impact final sur notre industrie », commente Charles Rodwell, député Renaissance des Yvelines et président de la commission d'enquête.