Industrie : sous les radars, ces raisons d'espérer une relance

Pierrick Merlet
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La dynamique de réindustrialisation faiblit en France, mais des signaux laissent espérer une relance.
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La dynamique de réindustrialisation faiblit en France, mais des signaux laissent espérer une relance.
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Après les années fastes de 2022 et 2023, la réindustrialisation de la France marque le pas. Comme le confirme le nouveau baromètre industriel de la direction générale des entreprises (DGE), sur l'année 2024, le solde net ouvertures/fermetures d'usines est évalué à -5, contre +49 en 2022 puis +59 en 2023.
Le professeur au CNAM et auteur du livre Réindustrialiser, le défi d'une génération, Olivier Lluansi, qualifie même cette période « d'hiver de la réindustrialisation ». De son côté, Bercy ne nie pas l'existence d'un « ralentissement » de la dynamique, sans parler pour autant d'une production industrielle qui recule ces derniers mois.
Néanmoins, en regardant de plus près les chiffres, certaines données peuvent laisser espérer des lendemains industriels meilleurs. Tout d'abord, si le calcul prend en compte les extensions significatives, mais aussi les réductions significatives de sites industriels, la dynamique est bien différente : +89 ouvertures nettes de nouvelles unités de production dans le pays en 2024, contre +189 en 2023.
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« En France, nous avons tendance à mettre l'accent sur ce qui va mal. Alors, oui nous devons être lucides sur ce ralentissement, mais la réindustrialisation se poursuit », insiste Marc Ferracci, le ministre de l'Industrie et de l'Énergie, présent au salon Global Industrie jeudi dernier.
Pierrick Merlet