Shell veut réduire la voilure en France

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Le groupe pétrolier anglo-néerlandais prévoit de vendre 70% de ses stations-service françaises et de supprimer quelque 400 postes en France sur un total de 1.200 salariés.

Les restructurations lancées en France par le groupe anglo-néerlandais Shell vont l'amener à supprimer 400 postes d'ici fin 2010, ont déploré mardi les syndicats qui appellent, à quelques jours d'un comité de groupe, au gel de "toutes les suppressions d'emplois". "Il est inadmissible qu'une société européenne florissante continue de détruire des emplois sur le territoire national et en Europe", ont estimé les syndicats dans un communiqué, soulignant que shell a réalisé 31 milliards de dollars de bénéfices en 2008.

Le centre de recherche de Shell en France (82 postes), installé à Petit-Couronne en Normandie (huiles, graisses et bitumes) va fermer, et cette activité ira en Inde et aux Pays-Bas, a précisé la direction. Les syndicats pointent aussi des restructurations dans la filiale Butagaz et le réseau de stations-service, qui sera recentré sur les grands axes. En outre, le service aux clients (vente à distance) ira en Afrique du Sud et certaines fonctions support (services financiers, juridiques...) en Pologne, a-t-on indiqué de source syndicale, confirmée par la direction.

"La seule motivation de la direction, c'est de réduire les coûts et de délocaliser pour être plus rentable", a affirmé à l'AFP (Agence france Presse)  Fred Beurion, délégué CFDT. Les suppressions de poste se font par des départs anticipés à la retraite et des aides à la réalisation de projets personnels, mais la direction n'exclut pas des licenciements économiques.

Selon notre confrère Les Echos de ce mercredi, Shell aurait mis en vente 240 stations-service sur un total de 340 en France . 

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
tant que les coutqs sociaux seront aussi lourd les emplois partiront; c'est simple a comprendre maintenant les syndicats peuvent pleurer ca n y changera rien. On peut encore repeter s il nont pas compris
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Rappelons aux syndicats qu'ils sont là pour défendre les salariés, pas pour discuter les options stratégiques de l'entreprise; à eux de marchander les suppression de postes - je préférerais les transferts, y compris dans d'autres secteurs -; le temps presse et les manifestations ne résoudront rien.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
31milliards de benef et licenciement economique ?
plus c'est gros plus ca passe.
Il faudra pas s'etonner qu'un ou deux manager finisse séquestré...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
l'europe sans le social dans les pays de l'est sa donne un résultat catastrophique .ont va devenit les pays pauvres .
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
on ne vous dit pas tout ..sans oublier le harcellement moral,des heures loin des 35 heures sans tenir compte à COLOMBES des grèves incessantes au départ de st lazare obligeant les rattrapage et des journé empiètant sur la vie personnelle et des retours tardifs ;pourquoi les informations déja dans leshautes sphères et connues des syndicats deviennent publiques si tardivement;l'état doit réagir à ce type de délocalisation;le droit français dérangerait-il les groupes néerlandais?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
CFDT, CFE/CGC, CFTC, CGT, FO

Site CPB/CDH de Lyondellbasell ex site SHELL

Communiqué de presse

Shell doit assumer ses responsabilités sociales

Shell qui se proclame socialement responsable et irréprochable et qui met en avant des valeurs telles que le respect et l?éthique, nous contraint aujourd?hui à porter sur la place publique, sa conduite scandaleuse.

Shell a vendu le 1ier avril 2008 son Site pétrochimique de Berre à Lyondell Basell Industries (LBI) en dépit des avis négatifs des 5 organisations syndicales et de leurs élus, qui s?inquiétaient de l?extrême fragilité de ce groupe sur endetté.

En effet, le Groupe LBI créé par le rachat, par effet de levier de Lyondell par le Groupe Basell en décembre 2007 cumule un endettement global supérieur à 26 milliards de dollars.

L?inquiétude des organisations syndicales et de leurs élus était largement partagée par de nombreux économistes qui, à la veille de la crise financière majeure que nous connaissons, prédisaient un échec de cette aventure hasardeuse.

De son côté, Shell nous a toujours assuré des bonnes perspectives économiques et industrielles de LBI et s?est engagée par accord signé au maintien des acquis sociaux jusqu?au 31/12/2010 ainsi que du Plan de Sauvegarde de l?Emploi jusqu?au 31/12/2009.

Comme nous le craignions LBI constatant son état de faillite a été amenée - moins de 8 mois après la réalisation de l?opération - à se placer sous la protection du « chapitre 11 du code américain des faillites » ce qui fut acté par les juridictions compétentes le 6 janvier 2009.

C?est à cette occasion que nous avons pu nous rendre compte qu?aucun dispositif n?avait été prévu entre Shell et LBI pour assurer l?effectivité des acquis sociaux !

Dans ce contexte et à titre préventif, les 5 OSR des entités françaises ont, après trois mois de démarches insistantes (plusieurs courriers, contacts et échanges téléphoniques), obtenu une réunion le 23 mars 2009 avec les représentants de Shell pour leur demander des explications sur cette carence contractuelle grossière et leur proposer avec l?aide d?avocats d?y remédier utilement. L?objectif étant que Shell se porte garant de sa signature et assure le maintien des accords et du PSE en cas de défaillance de LBI.



Refusant par principe toute discussion, la réponse négative de Shell est inacceptable.

Cette fin de non recevoir est d?autant plus choquante que Shell affiche un bénéfice de plus de 31 milliards de $ pour 2008. Elle est insultante pour les 1600 salariés ex-Shell qui ont toujours eu une attitude responsable, qui ont permis à Shell pendant des décennies d?engranger des milliards.

Alors que Shell a su provisionner dans le cadre de cette opération le risque environnemental à hauteur de 350 millions $, Shell n?a rien prévu pour les salariés. : avec Shell, les cygnes et les flamants roses de l?étang de Berre sont mieux traités que les salariés !

Pour les 5 OSR, les salariés ne doivent pas supporter les risques et assumer les carences contractuelles des accords conclus lors de la vente entre Shell et Lyondellbasell.

Cette affaire emblématique intéresse l?ensemble des salariés et décideurs politiques et économiques de notre pays en posant une question fondamentale : l?employeur peut-il impunément prendre l?initiative de transférer ses salariés au profit d?un tiers sans s?assurer que celui-ci est en mesure d?assumer les engagements sociaux dont ces derniers bénéficient ?

L?éthique des affaires et les principes de loyauté, de responsabilité et de bonne foi commande une réponse unanime : l?employeur qui ne s?assure pas de la capacité de son cocontractant à assumer les engagements sociaux qu?il a lui-même négociés, doit en assumer les conséquences vis-à-vis de ses salariés, sans restriction ni réserve.

Devant cette attitude dédaigneuse et irresponsable, nous avons décidé d?interpeller les dirigeants du Groupe Shell le 15 avril 2009 (document en annexe).

Nous avons jusqu?à présent privilégié le dialogue et le consensus pour essayer d?obtenir un compromis satisfaisant pour toutes les parties.

Shell nous force à adopter une toute autre démarche et à mettre ces faits sur la place publique avec une médiatisation la plus large possible.

Nous préparons pour cela des actions syndicales, médiatiques et politiques dans les jours et les semaines à venir.

L?exigence des 5 OSR et des salariés est claire, Shell ne peut ignorer le problème dont elle est responsable et doit honorer sa signature en se portant garant des engagements sociaux en cas de défaillance de LBI. Les discussions doivent reprendre en ce sens, sans délai.


L?intersyndicale CFE/CGC, CFDT, CFTC, CGT, FO

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