Areva et EDF parviennent à un accord... sur l'usine d'enrichissement du Tricastin

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Le ministre de l'industrie, Eric Besson, a déclaré ce vendredi qu'Areva et EDF étaient enfin tombés d'accord sur la poursuite provisoire de l'exploitation de l'usine d'enrichissement d'uranium de Georges-Besse II au Tricastin. L'incertitude des commandes d'EDF pour 2011 et 2012 menaçait 500 emplois d'Areva.

Les deux frères ennemis peuvent donc parfois s'entendre. Alors que le dossier de l'augmentation de capital d'Areva met en lumière les relations conflictuelles entre Areva et EDF, le groupe nucléaire et l'électricien ont déminé un autre dossier sensible. Le ministre de l'industrie Eric Besson, l'assure. Areva et EDF sont enfin tombés d'accord sur la poursuite d'ici à la fin 2012 de l'exploitation de l'usine d'enrichissement d'uranium de Georges-Besse I au Tricastin (Drôme). Un décret sur le sujet sera publié "dans les meilleurs délais". Mais pour l'heure, les modalités de l'opération restent inconnues.

Le sort de l'usine d'Areva restait incertain depuis près d'un an en raison d'un désaccord du groupe nucléaire et de l'électricien sur la prolongation des commandes d'EDF pour 2011 et 2012. Il s'agit des deux dernières années d'exploitation de l'usine avant l'entrée en service d'une nouvelle usine, baptisée Georges-Besse II. Selon Areva, la fermeture prématurée de George-Besse I menaçait près de 500 emplois.

Une étape importante

"Cet accord lève toute incertitude sur la date d'extinction de l'usine et assure une parfaite transition entre Georges-Besse I et Georges-Besse II", a déclaré à l'agence Reuters Eric Besson. Mieux, celui-ci y voit "une étape importante vers le partenariat stratégique entre EDF et Areva décidé lors du conseil de politique nucléaire du 27 juillet 2010".

L'Etat a demandé aux industriels de nouer une alliance stratégique qu'une montée de la participation d'EDF dans Areva permettrait de solidifier. Cela alors qu'Henri Proglio, le patron d'EDF, revendique le rôle de chef de file du nucléaire français, et veut monter au capital à hauteur de 10 à 15% et au conseil d'Areva.

Un scénario que refusent Anne Lauvergeon, la présidente du directoire d'Areva, et Jean-Cyril Spinetta, président du conseil de surveillance du groupe détenu à 93 % par l'État. "Nous marier à EDF, c'est renoncer à tous les autres clients", répètent-ils à l'envi. Anne Lauvergeon prône au contraire une équipe à quatre avec GDF Suez et Total. Un échec de l'augmentation de capital d'Areva ouvrirait largement la porte au projet d'Henri Proglio
 

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