GDF Suez numéro un mondial de l'énergie et International Power approuvent aujourd'hui leur alliance

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Infographie La Tribune
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Les actionnaires du britannique International Power doivent approuver ce jeudi la fusion avec GDF Suez. Le groupe détrône le leader de l'énergie E.ON et se hisse au deuxième rang des électriciens.

Gérard Mestrallet est le roi des fusions ! Le PDG de GDF Suez parachève avec International Power ce jeudi sa sixième opération depuis 1995, qui lui auront permis de construire à partir de la holding financière Suez le premier énergéticien mondial, devant l'allemand E.ON. Jeudi matin, les actionnaires du producteur indépendant d'électricité britannique doivent approuver par leur vote en assemblée générale la fusion avec GDF Suez, annoncée le 10 août dernier. Au passage, le nouveau géant se hisse également de la huitième à la deuxième place des électriciens mondiaux, juste derrière EDF.

Accord scellé en quelques mois

Cette opération, qu'il boucle en ne déboursant que 1,7 milliard d'euros, n'est qu'une des nombreuses fusions dont Gérard Mestrallet a rêvé ces dernières années, avant de lancer en 2006 la mégafusion avec Gaz de France. En 2000, c'est vers l'allemand E.ON qu'il s'est tourné pour tenter de renforcer sa base européenne. Les négociations échoueront faute d'accord sur le partage du pouvoir. Au printemps 2001, il caresse l'idée d'une fusion avec Air Liquide. Les discussions tourneront court très vite, après la fin de non-recevoir publiquement assenée par le PDG du groupe de gaz industriels.

Après avoir mis deux ans et demi pour s'emparer de Gaz de France, l'appétit de Gérard Mestrallet ne semblait pas assouvi, puisque le nouveau groupe GDF Suez a tout juste un an, en octobre 2009, lorsqu'il est allé outre-Manche proposer le mariage aux patrons d'International Power. Frappée alors de plein fouet par la crise financière, cette ex-branche internationale de l'ancien monopole électrique britannique est immédiatement tentée. L'accord sera scellé en quelques mois. Avec cette opération, GDF Suez va doubler ses activités de production d'électricité à l'international, en particulier dans les zones émergentes.

Gérard Mestrallet n'a pas découvert les fusions dans les années 2000. Lorsque cet énarque-polytechnicien devient PDG de la Compagnie de Suez en 1995, le groupe détenait dans son portefeuille 7 % de la Lyonnaise des Eaux et 3 % de l'électricien belge Electrabel. Déjà convaincu du potentiel du secteur énergétique, Gérard Mestrallet vend progressivement les actifs bancaires et BTP du groupe pour regrouper au sein de Suez les services aux collectivités (eau, déchets..) de la Lyonnaise et les actifs gaz et électricité de Suez. Cela aura exigé quatre fusions successives, avec la Société générale de Belgique (principal actionnaire d'Electrabel), la Lyonnaise des Eaux, Tractebel (la branche internationale de l'électricien belge) puis en 2005 avec Electrabel.

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