Possible suspension de la construction de l'EPR de Flamanville 3

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L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) étudie un moratoire sur la construction de Flamanville 3, suite à la catastrophe nucléaire au Japon.

Le président, André-Claude Lacoste de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a déclaré mercredi qu'il pourrait envisager de suspendre la construction du réacteur EPR de Flamanville 3, premier de ce type en France, en réaction à la crise nucléaire japonaise.

A la question de savoir si l'accident de la centrale nucléaire de Fukushima déclencherait un moratoire sur le projet d'un EPR à Penly, le président, s'exprimant devant le Parlement, a estimé qu'il restait encore du temps pour réfléchir au cas Penly, qui n'a pas encore été mis en chantier.

Il a ajouté qu'il faudrait étudier en priorité la suspension de la construction de l'EPR à Flamanville, fourni par Areva et qui doit être opéré par EDF, au Nord-Ouest du pays. "Je pense que si la question d'un moratoire se pose, et nous nous la posons, ce sera sur la construction de Flamanville 3", a déclaré André-Claude Lacoste.

"C'est typiquement le genre de réflexion que nous aurons dans les prochains mois", a-t-il poursuivi.

L'entrée en service du réacteur de Penly, qui sera opéré par l'électricien EDF, est attendue pour 2017. Le site de Flamanville, où la construction a déjà démarré, a deux ans de retard sur l'échéancier initialement prévu.

Peu avant,l'Autorité de tutelle avait jugé "assez satisfaisante" la sûreté des centrales françaises.

En octobre 2010, concernant le chantier de construction de l'EPR de Flamanville, EDF avait démenti des informations de presse évoquant un retard de trois ans dans la construction de cette centrale nucléaire de nouvelle génération.

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Commentaires
a écrit le 31/03/2011 à 16:18 :
Un référendum,oui ! Et réalisé uniquement par les personnes habitant dans le cercle de sécurité vis à vis du risque de radioactivité en cas d'accident majeur, c'est à dire habitant dans un rayon de 40 km autour de la centrale à construire ou dont on veut prolonger la durée d'exploitation.
Eux seuls peuvent décider s'ils veulent une électricité d'origine nucléaire. Car les autres ne veulent que le beurre et l'argent du beurre. Par exemple, un confort bon marché sans âme, et pas de risque associé à ce bas prix.
a écrit le 31/03/2011 à 12:40 :
Le choix de Flamanville pour l'EPR en France avait fait hurler a l'epoque . Ce choix a ete un choix politique avant tout , pas un choix technique ..
A la faveur des evenements Japonais on se pose enfin la bonne question : Flamanville n'est probablement pas le meilleur endroit pour y implanter un EPR ! Resultat , un EPR qui va encore connaitre des delais et des surcouts .. Qui seront repercutes sur la facture des clients ! A quand un audit sur la gestion d'EDF ??

Réponse de le 01/04/2011 à 20:43 :
Il faudrai renationalisé Areva et EDF
Réponse de le 02/04/2011 à 9:00 :
Un moratoire faute de cuves en acier qui sont fabriquées au japon!!!! la voilà la vraie raison.
a écrit le 31/03/2011 à 8:56 :
face au désastre japonais 2 questions : nous dit on la vérité sur le fait que les réacteurs ont été arrétes 2ième question qu'en est il en france sur cette question la réaction nucléaire se fait quand les barres de combustible sont rapprochées l'arret nous dit-on se fait par acide borique ou autre matériau chimique; en arret, les barres sont elles éloignées les unes des autres y a t il la place a l'intérieur du réacteur pour cela afin qu elles ne forment pas un magma qu'il devient impossible d'arréter si la température devient ingérable ; dans ce contexte nos pouvoirs publics vont ils faire des cadeaux aux marchands de factures ou autres intermédiaires sur notre dos ; en france nous avons aussi besoin d'informations avant de faire des cadeaux sur le dos du contribuable consommateur
a écrit le 31/03/2011 à 8:53 :
D'abord ces mots à propos de la sûreté des installations nucléaires; "assez satisfaisante"; ça rappelle furieusement G Marchais, lequel voulant masquer les énormes lacunes idéologiques du PC avait qualifié son bilan de "globalement positif".
On peut malheureusement nourrir toutes les craintes sur nos installations qui sont sauvées par le « gong » d?une des géologies et d?un tellurisme parmi les plus stables du monde ; mais dont on ne maitrise ni les tenants ni les aboutissants.
a écrit le 31/03/2011 à 7:39 :
Il ne s'agit pas de prendre des mesures susceptibles d'apaiser l'émois créé par fukushima, mais aprés réflexion, d'ouvrir un vrai débat suivi s'il le faut d'un référendum sur lequel le peuple Français puisse décider de l'effort qu'il doit fournir ainsi que de la qualité de vie qu'il entend péréniser.

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