Total en négociations exclusives pour vendre sa raffinerie britannique

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La "major" française a annoncé ce vendredi espérer boucler la vente de sa raffinerie britannique de Lindsey d'ici "un à deux mois". Par ailleurs, la Commission européenne a donné son accord au rachat par le chimiste français Arkema d'actifs détenus par Total dans l'activité "Résines" du groupe.

Total est entré en négociations exclusives pour vendre sa raffinerie de Lindsey, dans le nord-est de l'Angleterre, a annoncé ce vendredi le directeur financier du groupe pétrolier, Patrick de la Chevardière, sans préciser le nom de l'acheteur potentiel, ni le montant escompté de la vente. "Nous avons signé une période d'exclusivité avec un acheteur, cette période est pour un mois. Avec un peu de chance, nous serons en mesure de finaliser cette transaction dans environ un ou deux mois. Mais il n'y a pas de garantie, ce n'est pas si facile de vendre une raffinerie", a-t-il ajouté lors d'une conférence téléphonique avec des analystes. Initialement, la compagnie française comptait vendre sa raffinerie de Lindsey avant la fin 2010.

Total a précisé que ses cessions d'actifs devraient représenter près de 10 milliards de dollars cette année. Ce montant inclut la vente de sa participation dans l'espagnol Cepsa pour environ 5 milliards de dollars, annoncée en février 2011, ainsi que celle en cours de ses activités de raffinage et de distribution au Royaume-Uni et de sa participation dans Sanofi-Aventis, qui atteint tout juste 5% actuellement et qu'il compte céder progressivement d'ici la fin 2012.

En avril 2010, Total avait annoncé qu'il comptait réduire de 20% ses capacités de raffinage d'ici à 2011 par rapport à leur niveau de 2007. Depuis, Total a arrêté sa raffinerie de Dunkerque (Nord) et fermé une unité de distillation dans sa raffinerie de Normandie. Après la vente de Lindsey, l'objectif de réduction des capacités de raffinage sera atteint, avait indiqué Christophe de Margerie, PDG de Total, en février. "La consommation de produits pétroliers en Europe baisse. Nous allons certainement dans le futur devoir continuer à nous adapter à l'évolution du marché", a ajouté vendredi Patrick de la Chevardière".

Par ailleurs, la Commission européenne a donné, ce vendredi aussi, son accord au rachat par le chimiste français Arkema d'actifs détenus par Total dans la chimie. Arkema avait annoncé en décembre le rachat d'une partie des activités dans les résines de Total. La Commission a noté que l'opération réduirait de fait la concurrence, mais qu'elle n'entraverait pas pour autant l'activité des groupes concurrents "en raison de la part de marché réduite d'Arkema et de l'existence d'autres acteurs forts dans le secteur".

 

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